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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 13:44

Un livre de Charles Gardou

Et des chercheurs des 5 continents

Le handicap au risque des cultures

Variations anthropologiques

érès. Nov 2010

          (9)

Dans les Sociétés noir-marronnes

    Du Surinam et de Guyane,

La confrontation à un concept étranger

        Avec

Diane Vernon

 

Notre guide est chercheure, médiatrice et formatrice au Centre hospitalier de l’Ouest Guyanais à Saint Laurent de Maroni. Ayant préparé un doctorat d’anthropologie à l’EHESS de Paris, elle a conduit une première recherche ethnographique chez les Ndjuka du Tapanahony au Surinam, avec un intérêt particulier pour les cultes de possession. Par la suite, elle a réalisé ou participé à des études ou recherches sur la Sorcellerie, la médecine traditionnelle marronne auprès des population du Maroni, la malnutrition, le Sida avec un programme de prévention, la situation des réfugiés des camps en Guyane française ou la prostitution.

 

Bravo ! Diane pour votre chemin si humain

 

A nous,  certains de vos bas de page !

 

J-P Legros : « Du diagnostic anténatal au handicap. Un espace psychique à inventer » Dans contraste N° 15 et 16, L’enfant handicap entre la pédiatrie et la psychanalyse » P.73 et 75 (2001)

 

Pour une étude détaillée du racisme affectant  les soins avec E.Carle,

« L’accès aux soins dans l’Ouest guyanais. Représentations et pratiques professionnelles vis à vis de l’altérité : quand usagers et offre de soins viennent « d’ailleurs » ». Thèse pour diplôme d’Etat du docteur en médecine, 2005

 

Pour vous parler de ce chapitre, je partirai de mon travail sur le livre d’Hélène Trocmé-Fabre Le langage du vivant. Vous trouverez mon commentaire dans la catégorie « Elaboration du lecteur vacant ». Hélène Trocmé-Fabre dans ce livre invite à découvrir les concepts, la langue du vivant des habitants d’un pays par leur langue « qui découpe » le réel de notre rencontre avec eux. Ainsi, j’ai noté dans ce chapitre de Diane Vernon une abondance de mots des sociétés noirs-marronnes abondance qui nous signifie la symbolique dans lequel s’inscrit le concept de « handicap ». Cela m’a donné le désir d’écrire un lexique qui devrait vous aider à comprendre ce « concept étranger ». Apprendre la langue du pays pour mieux comprendre leur conception du handicap, pour mieux l’articuler avec la nôtre, pour mieux saisir les paradoxes de nos approches mutuelles, bref pour progresser.

 

Voici le lexique que je vous propose à partir de l’invention de ma lecture de ce jour :

 

1) Noir-marron : descendants des esclaves

2) Gadu pikin, enfant d’esprit : Handicapé  

3) Manalia : Malaria

4) Heï-buulu : « le sang haut » , hyper tension

5) Sukuu siki : « maladie du sucre », diabète

6) Kanker : cancer

7) Businengee : les noirs marrons

8) Bakaa : les occidentaux « ex-blancs »

9) Obia : ce qui est associé au culte des ancêtres

10) Esprit des lieux : responsable de la conception

11) Nenseki : Ancêtre : celui qui se réincarne

12) Bon gadu : compagnon spirituel jusqu’à la mort

13)     Nà komoto bon : un bébé mal sorti

14)    Wisi : la sorcellerie

15)    Kunu : le grand esprit de vengeance éternel

16)    Allocations familiales : prestations sociales allouées par les Bakaa

 

Chers inventeurs de lectures, vous voilà équipés pour voyager dans ce chapitre qui vaut le détour de votre intelligence, qui raconte contradictions et paradoxes dans la douleur que d’être handicapé, toujours à connaître et à reconnaître entre respect des ancêtres et soins médicaux occidentaux. Un chapitre pont, un chapitre passage, un chapitre langage, entre deux cultures. Un chapitre pour la paix.

 

Merci Diane Vernon pour votre exigent travail d’anthropologue qui éclaire d’un jour nouveau notre expérience au travail d’un concept étranger qu’il nous faut dompter pour progresser dans la connaissance des

coutumes des Businengee pour mieux soigner et rencontrer les personnes handicapées du Surinam et de Guyane et qui sait de partout ; dans tout cela me semble-t-il, il y a de l’universel au travail des hommes.

 

Oui, vraiment merci. MJA

 

PS. Chers inventeurs, je vous invite à vérifier tous les noms par une lecture attentive du chapitre... Mes yeux fatigués d’ancêtre parfois vacillent et tremblent sur le réel des mots.

 

 

 

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Published by Marie-José Annenkov - dans Force et vulnérabilité
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