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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 21:50

L’enfant lit

La mère l’écoute

L’enfant rit

 

Mon enfance passée

Mon enfance captée

Mon enfance déchirée

 

L’enfant lit

La mère la suit

L’enfant compte

 

Mon enfance griffée

Mon enfance ignorée

Mon enfance étouffée

 

L’enfant lit

La mère sourit

L’enfant se réjouit

 

Mon enfance enfouie

Mon enfance cachée

Mon enfance détresse

 

Lire et grandir

Tourner la page

Et rester sage

 

Mon enfance assassinée,

 Ma thèse


 

MJA

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 16:40

J’ai toujours aimé les histoires de métamorphoses. Je ne parle pas de celle écrite par Kafka. Je parle de celles des contes. Le vilain petit Canard, La belle et la bête,  La petite Sirène, La chenille qui fait des trous, celles des mythes et celles des légendes, celle des sorcières et des ogres, celles des fées, celle des grenouilles et des carabosses. Celles qui toujours finissent bien. J’aime les histoires qui finissent bien après tant de malheurs advenus sur des ponts suspendus, dans des marécages de l’âge ridé, sur des plages glissantes d’algues mouillées, dans des cieux d’orages et de cyclones, dans des plaines venteuses sous l’azur brisé par le chagrin d’être différent. Ces métamorphoses m’apportent tant de choses.


Elles me donnent espoir contre l’immobile

le stagnant, l’immédiat.

Elles disent le changement à portée d’identité

Elles disent l’imprévu attendu patiemment, deviné mais non espéré

Elles disent la récompense d’avoir porté l’ingrat de la condition de son espèce, canard, poisson, homme

Elles disent le lait de la vie qui toujours coule

Elles disent la remonté du fleuve, la surprise et l’enchantement

Elles disent les possibles de tous

Elles disent les graines de Toujours qui deviennent des baobabs

Elles disent un temps élastique avec lequel on peut sauter dans  les jours

Elles disent la profondeur marine des âmes

Elles disent  l’ailleurs de chacun

Elles disent l’invisible

Elles disent l’envol

 

Elles pourfendent l’apparence.


C’est Noël, offrons aux enfants des livres d’enfants. MJA

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 17:49

 

Prête-moi ta plume pour écrire un mot.

Ce jour-là, mon petit Matthias avait envie d’écrire deux poèmes. Il me l’a dit. Je lui ai prêté ma plume et il m’a dicté ses poèmes. Poète intègre, il a souhaité que nous signions tous deux, en mentionnant nos âges.

 

Oh ! Que  je t’aime, Matthias,  dans le temps de ton enfance et de mon automne !

 

La rentrée


Tralali ! Je suis tout prêt pour l’école

Je me suis brossé les dents

J’ai bien déjeuné

Je suis habillé

Le ciel est bleu avec le soleil

Maman va m’accompagner à l’école

Je fais un bisou à maman

Je file vite !

La cloche vient juste de sonner !

Tous mes camarades sont là : il y a mes copains, Ilyès, Miloud, Nabil. Je m’amuse très bien avec copains.

Je vais apprendre à lire tous les mots.

Matthias (6 ans) et Grand-mère (65 ans).

 

La cantine sous-marine


Une cantine sous-marine

Je suis à l’aquarium

Je vois des petits poissons et des gros poissons

Je vois des requins et aussi des méduses

J’ai trouvé des pingouins

J’ai trouvé une porte secrète

Qui ouvre sur un faux bateau

Il y avait des dessins

On est partis de la plage

Il y avait une tempête en dessin

On est allés avec Tess, maman et papa. C’était très bien et j’étais très heureux. Avant qu’on soit sortis papa et maman m’ont fait un cadeau.

Matthias 6 ans et Grand-mère 65 ans

 

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 20:11

Une longue pensée pour les enfants du monde

prisonniers de la guerre,

ils ne feront pas leur rentrée des classes.

Mon regard de femme se perd dans leur silence.

Je leur demande pardon ne pas avoir été vigilante

à la paix dans le monde.

 

Mais un pas après l'autre, je chemine vers eux, avec eux. Ne renonçons pas à la paix, aux livres, à l'intelligence, à notre persévérance. Faisons notre part, partout et quelque part. Continuons. Il le faut. Ne pas renoncer à l'humain. Ni à l'enfance. Jamais. C'est mon toujours de femme. MJA

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 14:47

« La mère, à moins que ce ne soit la mer, de sa chevelure ondoyante, ou de sa houle sombre, pousse au loin la barque frêle à livre ouvert.
Rompt tes amarres, vas te frotter à la vie, prends le large et emporte de quoi rêver, réfléchir et repenser ce monde, je veille loin de toi.
Garde bien les yeux ouverts, réveillés pour que rien ne t’échappe.
Le poète est l’esquif, il embarque l’enfant dans ses vagabondages intérieurs, ses langages imaginaires, ses paysages inexplorés, ses sons et ses couleurs. Il le construit avec des mots, des images, des pensées, des idées, il l’emmène dans ses élans poétiques, à réfléchir pour qu’il devienne libre, sans entraves, loin des voies tracées pour tous, rebelle même…
« Je me suis baigné dans le poème de la mer, infusé d’astres, et lactescent »
Il court partout sur la fresque, mais dit à mots cachés la force de l’absence. Il s’inscrit en filigrane, si géant que sa place se voulait discrète dans le silence d’une couleur noyée.
Les yeux du renard et du lynx suivent les visiteurs qui rentrent et sortent de la librairie. Bonjour, au revoir, à bientôt
L’enfant lui, imperturbable suit le fil de son histoire.

Merci Laurent »

Texte écrit par Patricia MATSAKIS

Patricia, comme tu parles bien de ta librairie ta libraire si belle, trésor d’Ali Baba pour les enfants ! Sésame ouvre-toi, livres de contes et d’albums de toutes les couleurs. Donne-nous la joie de retrouver notre enfance en partance, donne-nous la joie de les combler nos tout-petits. Le Bateau livre, un bijou de Montauban, à sauver en poussant la porte, en choisissant un livre, en bavardant avec Patricia, qui les connait si bien tous ses livres…Les siens, les nôtres, les leurs.

Il était une fois, une jolie librairie…

Le Bateau-Livre, une librairie pas comme les autres. Une librairie pour enfants. Bravo Patricia et courage ! MJA

 

Le bateau livre
Librairie spécialisée jeunesse
Librairie Sorcière - ALSJ
 

17 place Nationale 

82000 Montauban 

tél: 05 63 63 40 45

mail:lebateaulivre@wanadoo.fr
du mardi au samedi de 9h à 19h

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 11:54

Dorléans, M. (2012). La tête ailleurs. Paris : Le baron perché

La poésie des dessins est grande ainsi que l’intimité des textes qui l’autorise. L’enfant découvre l’importance du rêve et de l’intériorisation de ses sentiments puis le désir de créer si nécessaire pour grandir.


Piquemal, M. (2012). Mamouchka et le coussin aux nuages. Paris : Gallimard Jeunesse

La mort d’une grand-mère qui se souvient de sa vie heureuse : son amour avec son mari et ses filles. Introduit l’enfant  à la mort douce et nécessaire après une vie bien remplie. Très belles illustrations. 


Watanabe, EtsuKo,  (2012). La bouilloire. Paris : Albin Michel

Très beau livre. Un voyage fantastique pour permettre à l’enfant d’avoir le désir d’autonomie avec des clins d’œil en direction de nombreux contes et qui introduit l’enfant au bonheur de faire plaisir en répondant  à sa maman  à la demande de sa maman : rapporter une bouilloire.

Livre grand format, cartonné qui donne l’impression par le mouvement des illustrations d’être un film.


Chmielewska, A. (2012). Le journal de Blumki. Inspiré de la vie des enfants dans l’orphelinat dirigé par Janus Korczak. Paris : éditions rue du monde. 2012

Livre très triste. Indispensable à la transmission de la Shoah auprès des enfants.

 

Les albums sont à lire comme des livres de littérature : ils nous introduisent à "nous". MJA

 

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 22:17

« On s’est adoptés » , Docteur Catherine DOLTO , Gallimard Jeunesse, Collection Giboulées. 

L'adoption est ici présentée comme une histoire d'amour entre un bébé, dont les parents n'ont pas pu s'occuper pour des raisons graves, et un couple ou une personne qui souhaite élever un enfant. La finalité de cet album est de permettre aux parents adoptifs d'évoquer avec leur enfant ses parents d'origine, son histoire et son pays 

 

« Nina a été adoptée », D. DE SAINT MARS et S. BLOCH, Calligram, collection Ainsi va la vie.

Max et Lili entendent leur père parler d'adoption. Ils se posent des tas de questions. Heureusement leur amie Nina, adoptée quand elle était bébé, est là pour leur raconter son histoire. Un petit livre pour comprendre que l'adoption est toujours une grande histoire d'amour

 

 

« D’un monde à l’autre », D. MICHEL-SCOTTI et KALONJI, La Joie de Lire.

Un dimanche, Ben rentre dans le bureau de son grand père ; une pièce magique. Il y a là tous les trésors que grand-père a ramené de ses lointains voyages : des statuettes africaines, des bouddhas dorés, des lances... Ben regarde avec fascination ces objets qui ont tous une histoire. Lui aussi a une histoire, il est né dans un autre pays, a eu d’autres parents avant ceux d’aujourd’hui. Grand-père raconte alors à Ben que dans bien des cultures les enfants sont adoptés, du Pôle Nord au Ghana en passant par la Malaisie ; il n’y a là aucune fatalité.

 

 

 « Anika, le jour où la famille s’est agrandie », S. COTTE , Rue du Monde.

Basile et ses parents vont chercher Anika en Inde. Il aura fallu beaucoup de démarches officielles pour pouvoir l'adopter. Le jour de la rencontre approche : Basile va enfin avoir une petite soeur ! Voici le récit dessiné d'une histoire vraie, celle d'une rencontre pour la vie

 

 

 

« Mon bébé du bout du monde », R. LEWIS et J. DYER, Syros.

Une mère raconte à sa fille la belle aventure de leur rencontre à l'autre bout du monde : l'attente, le voyage, le premier contact, le retour, la nouvelle famille… Les dessins très doux et la tendresse de ce texte simple font de ce carnet de voyage sur l'adoption un vrai message d'amour et une belle histoire pour tous.

 

 

 

« Maman(s) d’amour », poème philippin anonyme illustré par J. MASSE, 

Il était une fois deux femmes qui ne s'étaient jamais rencontrées. La première t'a donné la vie. La seconde t'a appris à la vivre. La première a fait naître en toi un besoin d'amour. La seconde était là pour la combler. Deux mamans d'amour qui ont fait de toi leur fille.

 

 

« Nom d’un œuf ! » , B. DERU-RENARD et C. PINEUR, Pastel.

Léon le pigeon rapporte une surprise d'Amérique. Une drôle de surprise qu'il va déposer en cachette dans le poulailler. Lorsque Mira, la vieille poule se réveille, elle n'en croit pas ses yeux myopes : "Un oeuf ! s'écrie-t-elle ! J'ai pondu un oeuf !"

 

 

« Ernest et Célestine ; Les questions de Célestine », G. VINCENT, Casterman, collection Les Petits Duculot.

Ernest s'étonne, Célestine est bien silencieuse tout à coup. Cela ne lui ressemble pas. Célestine voudrait savoir... mais quoi ? Célestine voudrait savoir d'où elle vient. Où Ernest l'a-t-il trouvée.

 

 

« En attendant Timoun », G. CASTERMAN, Pastel.

Timoun -veut dire enfant en créole. Adopter un enfant, c'est toute une aventure. Une longue attente peuplée de rêves, d'espoirs, de doutes, de craintes. Puis, un jour, c'est le départ, la rencontre ...

 

 

« Les deux mamans de Petirou », R. DAUTREMER et J. VITAL DE MONLEON, Gautier Languereau.

Petirou est un petit kangourou tout roux alors que ses parents sont bruns ! C'est normal, sa première maman n'avait plus assez de place pour lui dans sa poche alors elle l'a confié à d'autres parents... L'essentiel, c'est que Petirou a maintenant un papa et une maman qui l'aiment et qui lui font plein de câlins.

 

« Tant espéré, tant attendu (album d’adoption) », D. CADIEUX et R. DAUTREMER , Gautier Languereau.

Le livre de naissance Tant espéré, tant attendu de Diane Cadieux et par Rebecca Dautremer (aux éditions Gautier-Languereau) évoque ce sujet si délicat qu’est l’adoption d’un enfant étranger.

Dès les premières pages, le pays d’origine avec sa langue, sa religion et ses coutumes est évoqué. Les parents adoptifs vont ainsi pouvoir noter le pays de naissance sur un planisphère, le nom des personnes présentes lors de l’arrivée de l’enfant à l’aéroport ou à la gare…

Ainsi, sur les cinq premières pages, les instants de la rencontre sont fidèlement retracées, photos et sentiments à l’appui. Cela sera certainement très précieux à l’enfant lorsque celui-ci commencera à poser des questions sur son adoption.

Le reste de l’album est plus classique.

Il est à noter la délicatesse des illustrations et des matériaux utilisés pour la confection de cet ouvrage (couverture rigide, dos toilé et papier calque épais et décoré séparant chaque double page.)

 

 « D’où je viens, moi ? accompagner un enfant dans la découverte de son arbre généalogique», D. REBONDY, Courrier du Livre.

D'où je viens, moi ? Accompagner un enfant dans la découverte de son arbre généalogique. - " Mamie, c'est la maman de Papa ou de Maman ? " - " Moi, je n'ai pas de papa ! " - " Ah !, Moi, j'en ai deux ! " - " J'ai une sœur, mais pas une vraie, une demi...
" - " Ma mère, c'est ma mère adoptive. " Tous les enfants, un jour ou l'autre, posent des questions sur leurs origines : parents, grands-parents, etc. Mais la complexité d'un nombre croissant de familles (divorces, familles recomposées) ne rend pas toujours aisée la réalisation d'un arbre généalogique " classique ". Pourtant, la représentation d'un arbre personnel est toujours possible. Elle est en même temps indispensable car tout être humain doit pouvoir se repérer dans son histoire. Cet ouvrage propose un matériel complet aux adultes qui souhaitent accompagner un enfant dans la réalisation de son arbre. * La première partie explique quand, pourquoi et comment on peut aider un enfant dans ce travail essentiel.
Car un enfant perdu dans sa généalogie est aussi souvent un enfant en difficulté personnelle ou scolaire. * La deuxième partie est un petit album en couleurs qui raconte tous ces cas possibles : famille " normale ", famille recomposée, enfant adopté ou encore placé en foyer d'accueil... Chaque exemple est représenté par un arbre généalogique adapté. Cet album sera lu à l'enfant ou lu directement par lui. * La troisième partie propose une matrice d'arbre, à photocopier par l'adulte.Elle servira de support nouveau à chaque enfant et pourra être utilisée quelle que soit son histoire.

 

 

 

 « L’adoption, les ados en parlent », De La Martinière Jeunesse, collection Oxygène.

A 2 jours, 2 mois ou 10 ans, vous avez été adopté. Vous êtes aimés, vous avez trouvé une maison, peut-être même des frères et sœurs. Même si vous avez l’impression d’être un ado comme les autres, le fait d’être adopté peut avoir des répercussions sur vos relations à autrui. Parlez-vous de votre adoption ? Comment affrontez-vous le regard des autres ? Vos parents se comportent-ils comme ceux de vos amis ?

 

 

 « Marine », C. CRETOIS, Flammarion, collection Castor Poche.

Marine, douze ans et orphelin et enfant de la "DDASS". Elle apprend un jour que ses parents de naissance n'ont plus de droits sur elle, qu'elle peut être adoptée. Mais qu'il est difficile de se laisser aimer lorsqu'on a douze ans et que tout est cassé. L’inconnu fait peur. Voilà pourtant que des gens bien se présentent, les Clérac, ils veulent l'adopter. Marine ne sait plus comment réagir. Elle semble repousser l'amour qu'elle recherche de peur de le perdre.

 

 

Recherche thématique dans le catalogue de l’Ecole des Loisirs par le thème « adoption : http://www.ecoledesloisirs.fr/index1.htm

 

Site des éditions Reflet du Vietnam : http://www.reflet-du-vietnam.net

 

« Barnabé a été adopté », O.TEXIER, Ecole des Loisirs

Barnabé ne ressemble pas à ses parents. Max et Jo, eux, sont jumeaux. Albert vit chez sa grand-mère et Fleur vient d'avoir une petite soeur. Quatre histoires simples et tendres qui parlent de la vie de tous et de chacun.


Bonne lecture ! MJA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 11:13
 

Les 4èmes journées Spirale se dérouleront à Toulouse les 27 et 28 septembre 2012 sur le thème :

 

 Punir bébé


Spirale, pour ses Journées nationales, s'intéresse à cet adage informulable : « Comment bien punir les bébés ? » Entre châtiments corporels et laisser aller, existe-t-il une voie moyenne, non, royale, qui pourrait nous donner l'occasion d'inventer collectivement un vrai manuel de savoir vivre en société et en famille. Punit-on un bébé ? Faut-il corriger les tout petits ? Les réprimandes physiques ont-elles droit de cité pendant les toutes premières années de vie ? Faut-il légalement proscrire la fessée ? Quel sens l'enfant, avant trois ans, donne-til aux punitions, quelles qu'elles soient ?

Spirale tentera de comprendre ce qui fait le pouvoir et l'emprise des adultes sur les enfants, ce qui mobilise tant les représentations et la culpabilité, ce qui, dans nos sociétés occidentales mais aussi ailleurs dans le monde, aujourd'hui, mais aussi dans des temps plus reculés, se dit à travers ces questions d'éducation et de punition. Comment aimer ses enfants pourrait être le verso de cette question sans borne : comment punir bébé. « Aimer ses enfants mais pas trop » conclurait Dolto...


 4èmes journées Spirale - 2012
    
    L'association "SPIRALE, la grande aventure de monsieur bébé"
et les éditions érès organisent les 4èmes journées Spirale :

Punir Bébé

Les jeudi 27 et vendredi 28 septembre 2012
Théâtre National de Toulouse - 1 rue Pierre Baudis

Programme et inscriptions sur le site de Spirale

Les interventions des deux journées donneront lieu
au numéro 62 de la revue

 

J'y serai !

Je vous rencontrerai !

Je vous raconterai !

 

Mais surtout par pitié, ne punissosns pas bébé !

 

MJA

 
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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 08:16

Aujourd’hui,  je vais relire le livre de Maria Montessori , L’Education et la paix, préface de Pierre Calame, aux éditions  Desclée de Brower (1996), collection Culture de Paix.  MJA

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 11:54

Le Ballon rouge

Ce film a reçu la Palme d’or à Cannes en 1956. Il a été transposé dans un livre, que j’ai eu entre les mains enfant, (années 50) dont je ne n’ai pu retrouver les références.  Les seules références dont je dispose sont :

Le ballon rouge

Albert Lamorisse

Ecole des loisirs, 1976

 

Je crois que ce livre fut le livre préféré de mon enfance, le premier livre qui m’a fait pleurer et qui m’a émerveillée par son alternance de pages en noir et blanc et en couleur, sa grande couverture cartonnée sur laquelle s’écrivait, sur un fond noir le titre, en larges lettres blanches, et se dessinait un petit garçon qui avait mon âge et qui saisissait, bras tendu, un ballon rouge.


           Je dédie ma lecture à tous les enfants à qui il n’a pas été possible de raconter des histoires pour cause de guerres ou de maltraitance, pour cause de crimes contre l’enfance, hier comme aujourd’hui.

 

       Je dédie ma lecture, aux enfants si seuls, qui s’envolent dans le ciel grâce aux ficelles emmêlées de tous les ballons colorés du monde.


       Je dédie ma lecture aux enfants malheureux, d’ici et d’ailleurs.


           Il était une fois, un petit garçon nommé Pascal. Il n’avait ni frère ni sœur, il vivait seul. Il n’avait ni chat, ni chien pour le consoler de sa solitude d’enfant unique. Un jour, en se rendant à l’école, il aperçut un ballon rouge, accroché à un bec de gaz. Tout de suite il l’aima et s’en empara avant d’aller à l’école en autobus, comme chaque matin, il le faisait. L’autobus arriva, mais le contrôleur refusa Pascal et le laissa sur le trottoir. Le règlement, c’est le règlement ! Pas de ballon dans un autobus ! Alors, Pascal se mit à courir jusqu’à l’école mais il arriva en retard.  Comme c’était la première fois, le directeur ne lui dit rien.


          A la sortie de l’école, il pleuvait fort.  Pascal ne voulait pas mouiller son ballon et demanda à un vieux monsieur très gentil, de l’abriter sous son parapluie,  lui et son ballon.


          Quand il rentra chez lui, sa maman inquiète le gronda, prit le ballon et le jeta par la fenêtre. Sur l’image, la maman a l’air très sévère. Le ballon s’envole devant les fenêtres des grands immeubles de Ménilmontant car c’est à Ménilmontant que se déroule cette histoire. Mais le ballon qui n’était pas un ballon comme les autres, qui était un ballon, ami avec Pascal, revint devant sa  fenêtre.  Pascal l’attrapa très doucement et le cacha dans sa chambre.  Le lendemain, quand il se rendit à l’école, il dit à son ami, le ballon rouge de le suivre sagement. Ce que le ballon fit et ainsi Pascal put prendre l’autobus et arriver à l’heure à l’école. Le maître fut très étonné, d’apercevoir un ballon rouge, devant la file bien rangée de ses élèves


           Sur le chemin du retour Pascal rencontra une jolie petite fille blonde qui tenait un ballon bleu et ensemble, ils se mirent à rire.


            Mais,  les jours qui suivirent, parce que la cruauté des autres est toujours là, à poindre dans les jours et dans les Toujours, des grands et des petits, Pascal eût des sérieux démêlés avec une bande de voyous du quartier qui le poursuivirent, lui et son joli ballon rouge, son ami. Les vilains garnements lui lancèrent des pierres et une d’entre elles crevèrent son ballon. Pascal assit, seul, pleurait son ballon rouge. C’est alors que de partout on vit dans le ciel, des ballons de toutes les couleurs, s’envoler. C’était « la grande révolte des ballons», raconte l’auteur. Sur deux pages du livre,  côte à côte, sur un fond bleu ciel, nous pouvons admirer la révolte multicolore des ballons. C’est une révolte pacifique, tout en tendresse et en douceur. Tous les ballons descendirent vers Pascal qui attrapa les ficelles et grâce à elles, avec tous les ballons du monde, il s’envola à tout jamais dans le ciel.


            Quand j’étais petite, et même maintenant, je pensais que cet envol de Pascal, signifiait sa mort advenue par trop de solitude devant la méchanceté des enfants du quartier et je pleurai très fort. Maintenant, je suis grande et je pleure doucement, rêvant toujours à la Révolte pacifique et tendre de tous les ballons et de tous les livres de tous pays, Révolte qui dira NON à la méchanceté du monde. Un jour viendra…


         Il suffit de regarder les bibliothèques et le ciel. Sans pleurer. MJA

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