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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 11:12

Cadeau !

5.La Palestine.

En décembre 2008, j’ai saisi un long texte que j’ai nommé l’Alhambra constitué de tous les titres de ma bibliothèque. L’Alhambra constitue les arcanes de mon chemin de lecture.

Je suis une femme traversée chaque jour douloureusement par l’actualité, douloureusement parce que l’actualité est toujours une actualité de guerres. Les guerres passent, les morts restent et mes volets chaque jour s’ouvrent sur la lumière de ma vie dans l’injustice du temps qui tue des soldats, des civils, des enfants.

Aujourd’hui je parlerai d’un noeud noir qui chaque jour me fait vaciller ; mon coeur en saigne parce qu’une partie de mon Alhambra dit mon histoire juive nouée à la Shoah. J’ai lu ces livres de ma bibliothèque qui la raconte avec respect et amour parce que ces livres ancrent mon origine, mon passé.

Mais du présent je sais ne pouvoir accepter cette nouvelle guerre à Gaza. Je ne sais pas écrire d’articles politiques et mon propos est la lecture. Mais peut-on parler de lecture hors de l’histoire du monde ? La lecture c’est l’histoire du monde quand trop souvent elle passe par la violence que jamais je n’accepterais d’où qu’elle vienne, On ne peut abuser de la mémoire comme l’écrit si bien Tzvetan TODOROV. Il faut dire la mémoire mais il faut savoir le présent.

Continuons de lire les livres de toutes cultures, de tous pays. Des Palestiniens et des Israéliens ne rejetons aucun livres. Ouvrons en le plus possible et à partir de nos livres, débattons selon le concept si cher à mon ami Dominique Piveteaud . Inventons des ateliers de lectures nommés « Pour la paix en Palestine.» avec des Israéliens, des Palestiniens et d’autres encore, citoyens du monde comme participants. Nouons nos origines multiples dans nos livres, brassons les à pertes de pages, à pertes de mots, à perte de liens, à perte d’espoirs. Situons nous responsables dans cette si difficile paix mais non impossible.

Lisons, écrivons. Lire, écrire c’est tenter de lever le silence et l'horreur de la guerre. Parlons de nos livres d’actualité, des journaux, des tracts. Parler de nos textes c’est leur donner vie dans la douleur du complexe mais aussi dans l’espoir qu’un jour des hommes et des femmes de qualité trouveront une solution politique à tout cela. Une solution sans haine.

Pardon à ceux que je heurte ; parler de la Palestine c’est toujours embraser nos intelligences parce que cette région n’est que mémoire meurtrie, souffrance, violence. Du lieu de mes livres et de mes souvenirs confisqués, du lieu de mon coeur et de mon intelligence, du lieu de ma féminitude, je souhaite avec tant d’autres la paix politique en Palestine. Une paix sans mur, une paix sans attentats aveugles sur des civils innocents, une paix sans bombardements, une paix qui affirmera le droit international. Une paix avec les humanistes de tous les pays. Une paix sans silence. Une paix pour l’enfance. Une paix avec les livres de tous, lus et parlés par tous.

Marie-José Colet
18 février 2009

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 10:47

Chemin de lecture. Pour mettre en place des ateliers de lecture il me paraît important de repérer les bornes de son propre chemin lecture, de son propre rapport  à la lecture et aux livres.. Retrouver ce qui fait ma nécessité dans l’acte de lire.

Une nécessité de lien. A quel moment le livre a-t-il fait lien pour moi ?  Quand mon père m’a prise sur ses genoux avec un grand abécédaire. Chaleur du père bien plus que loi. De cela je me souviens. Dans les ateliers de lecture j’essaie d’inventer de la chaleur parce que parfois, (pas toujours) quand on lit on est seule (e) on a froid du savoir, des mots qu’on ne peut partager. Cela se traduit par cette phrase si anodine et pourtant si essentielle : « Il faut absolument que tu lises cela. ». Pourquoi « absolument ? ». Quel est cet absolu qui vient là s’inscrire dans la relation  si ce n’est une demande de chaleur et de partage, si ce n’est une demande d’amour : « reconnais-moi, reconnais-toi  dans et par ce livre. » ? . Nous sommes donc pareils ? Justement non. Des milliards de livres pour des milliards d’individus. J’ai appris à lire parce que mon père me disait par toute son attitude : « Apprends à lire. Il faut absolument que tu apprennes à lire. » et c’est peut-être cette première nécessité de l’adulte qui va créer chez l’enfant sa première nécessité de lecture. C’est ce lien étonnement fort du père, de la mère, de sa famille qui va l’inscrire dans l’alphabet et quand ce lien se brise il faut le reconstituer très vite, greffer des lettres, raccommoder, recoller les morceaux  et continuer. Je crois que c’est peut-être ainsi que je définirai –entre autre- mon travail d’ateliers de lectures auprès des publics en difficulté : greffer de la nécessité perdue, perte qui se traduit par « A quoi ça sert de lire madame ? » Lire ne sert à rien d’autre qu’à être, qu’à parler, qu’à s’inscrire dans la cité en remplissant des papiers administratifs mais aussi en s’appropriant sa culture, les affiches de cinéma ou de concert, les noms des rues, les textes dans les devantures et mieux encore l’Histoire dans sa durabilité. Je me souviens d’une brochure commune réalisée avec des jeunes qui a trouvé sa place au Musée de la Résistance. Lire, « sert »  à se reconnaître, à reconnaître les autres, à être reconnu par les autres, à être soi dans ses nombreux indices identitaires mais aussi à vivre pleinement sa citoyenneté. De cela je suis convaincue. C’est une histoire de terrain.

Une autre nécessité de lire pour moi est de poser, d’habiter, d’épeler une vie émotionnelle intense. Enfant, je me souviens de mon père exilé de Russie dans un impossible retour lisant à ma mère en pleurant un grand roman russe Le chemin des tourments.  Ainsi très jeune, je découvris que lire était aussi une histoire de larmes partagées. Les ateliers de lecture sont des lieux de partage d’émotions à partir d’un texte incertain. Je me souviens de Mamadou, dans un atelier du Livre ouvert nous parlant du Petit Prince et se souvenant alors de son Sénégal natal. Médusés, émus nous l’écoutions reconnaissant  à peine ce texte pourtant si connu de tous. J’ai appris au cours des ateliers de lectures que rien n’est moins certain qu’un livre.

Je lis en ce moment la biographie de Winnicott dans lequel il est dit combien Winnicott était sensible à la différencedifférence qui est travaillée par la lecture. Nous lisons un texte précis puis nous le remanions dans notre étrange alchimie du désir engendrant une différence avec l’instant lu , un écart au contenu. Dans les ateliers cette différence est notre monnaie d’échange engendrant une plus-value de plaisir et de désir de lire. Les ateliers de lectures sont des usines dans lesquelles nous produisons nos lectures, nous enrichissant comme ça d’être ensemble. Nous venons avec un livre, nous repartons avec six livres, notre marchions sur un chemin et voici que devant nous se déploient six routes existentielles ; Notre existence se démultiplie, se complexifie des mots de tous, des apports de chacun et nos pas intelligents et sensibles s’ancrent dans notre chemin de vie, dans notre vacance de lecture.. existant entre le moment vécu et le moment de l’après-coup de ce vécu là. Je crois que c’est cette

Hier, je parlai du moment de chagrin que j’avais eu lors de mes visites aux librairies du Mémorial de la Shoah et de l’Institut du monde arabe. Je crois que c’est parce que j’avais vu là des livres objets, abandonnés dans leur solitude de livres ; il n’y avait pas d’humains pour les porter, de paroles pour les habiter ; les livres de ces deux cultures différentes étaient séparés par un quartier de Paris. Il y avait un clivage géographique des livres qui venait souligner désespérément un clivage de guerre. Dans un atelier de lectures, (j’allais écrire un atelier de cultures) les cultures se mêlent et se parlent. Un atelier de lecture est interculturel et chacun parle son livre, chacun parle sa lecture et de ces paroles multiples, comme une étincelle dans la nuit des conflits, naît un espoir d’écoute, je dirais même de la tendresse. L’atelier de lectures est un lieu de tendresse contre toutes les détresses, de complexité, de tâtonnement. Le risque d’un livre, posé là dans une librairie est d’être intelligent au risque de perdre de l’humanitude. les ateliers de lectures sont peut-être une chance d’humanitude pour les livres et leurs lecteurs, ils sont peut-être une chance de donner la parole aux livres et de créer la pensée plurielle garante de démocratie. La pensée plurielle ne peut naître que d’échanges pluriels. Je ne sais pas encore, je suis trop jeune mais c’est de ce côté là que je cherche  la colombe dans le ciel de ma vie. Dans le ciel de ma vie et dans le pluriel des livres de tous.

A demain,

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 10:43

Cadeau  !


Mon utopie

Nous sommes tous un texte qui chaque jour passe et s’efface en  silence. N’est-ce pas pour cette raison que nous aimons la quiétude des livres quand ils disent le bruit du monde ?

Hier, j’ai écrit « je choisis un livre du lieu de son identité » puis je me suis relue dans la journée et j’ai écrit « je choisis un livre du lieu de mon identité ». En fait, je voulais écrire les deux. Choisir un livre c’est nouer deux identités : celle de l’auteur et celle du lecteur. Je choisis un livre au croisement de deux chemins de vie, celui de l’autre et le mien. Dans mes ateliers de lecture, je suis toujours attentive à cela et je pose toujours la même question au lecteur qui s’exprime, là avec tous: « Pourquoi avez-vous choisi ce livre aujourd’hui ? » Saisir au vol une identité qui s’envole dans un bruissement d’ailes ou de pages si sages. La lecture est un acte sage ou presque. Il faut lire mais pas trop nous dit-on, il faut savoir mais pas trop. Marcher le long des peupliers mais ne pas dévier de la route. Attention au subversif ! Attention à l’interdit ! Attention aux moulins à vent !. Pauvre Don Quichotte qui lisait à en perdre la raison ! Ateliers de lectures comme lieu de moulins qui engrangent le blé de tous.

Ensemble semer, ensemble récolter et cueillir les coquelicots du plaisir. En faire des bouquets d’humanisme et d’un possible vivre ensemble

Lire dans l’immobilité du jour, continuer de vivre dans le possible coup de pied au fond d’une piscine. Inventer la glycine de Proust, les paysages de Gracq, la mémoire de Perec et de Saint Augustin, l’inconscient de Freud, le doudou de Winnicott, retrouver l’histoire de la lecture de Manguel, la simultanéité de Laurence Durrell, l’ivresse de Bohumil Hrabral, l’engagement d’Hannah Arendt, de Simone de Beauvoir, de Gisèle Halimi, caresser la douceur de Katherine Mansfield, le romantisme de Jane Austen, retrouver les silences de lumière de Marguerite Duras, monter aux arbres avec Italo Calvino.

J’ai beaucoup aimé le roman de ce dernier Le Baron perché. Les arbres selon moi symbolisaient les livres ; vivre avec les hommes mais du lieu des livres. Ce pourrait être mon projet de vie pour traverser mes villes invisibles dont j’ai tant de fois inventer le tracé.

Lire,  ne pas me perdre dans les autres. Lire, avancer avec les autres. Lire, mettre du sens sur mon désarroi d’humaine, lire, ne plus me sentir seule, lire, dire « moi aussi » ou « c’est comme moi » ou « je comprends maintenant », lire, donner mon mode d’emploi à la vie. Lire le singulier. Lire le pluriel. Lire la grammaire du monde. Lire,  me blottir sous les mots, sous ma couette. Lire à l’ombre de tous. Lire  puis écrire.

Ecrire pour ne pas m’enfuir. Ecrire pour dire. Le meilleur et le pire. Ecrire, lire et recommencer. Recommencer sans cesse le dur labeur d’espérer, le dur labeur d’aimer, le dur labeur d’inventer la paix. La paix . Mon utopie. Mais peut-on vivre sans utopie ? Si le mot existe c’est que l’homme a eu besoin de le créer pour continuer devant le désastre des guerres.

Comme ça depuis toujours. Etre pacifiste quand il est encore temps. Avant l’incendie, avant l’enfer, avant le désastre. Avant. Maintenant. Mais comment ? J’ai tellement mal à cette question.

C’était un jour d’automne à Paris. Le matin, je suis allée me recueillir devant Le mur des noms, l’après midi, je suis allée visiter l’Institut du monde arabe. Le matin comme l’après-midi je suis allée dans les librairies des deux lieux et j’ai eu la sensation très profonde que les livres s’affrontaient comme des boulets de canon. Il m’a semblé alors que les livres ne servaient pas la paix. Je suis rentrée immensément fatiguée. Je me souviens, j’ai pleuré ; j’avais mal à mon utopie. Des livres pour la paix.

A demain,

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 10:31

Cadeau  !


Ma vacance 


J'aime cette idée d'effacer chaque jour le texte du jour précédent. Je vois là un symbole du temps qui passe et qui de notre vie chaque jour efface notre souffle de vie précédent. Sur le cours de notre vie on ne peut revenir. Tout au plus on peut se souvenir. Je m'interroge, n'est ce pas dans ce tragique là de l'inéluctable du temps que s'inscrivent nos livres que l'on peut fermer et ouvrir à nouveau comme si là, dans ce mouvement de ce va-et-vient d'ouverture et de fermeture du livre se jouait un temps moins cruel que le temps qui passe?
Mes ateliers de lecture commencent toujours par une séquence que j'ai nommée Cadeau, une séquence où chacun, s'il le désire, présente au groupe un texte, un livre, un poème, une revue. Dans cette séquence se noue de l'identitaire et du citoyen. De l'identitaire parce que je choisis un livre du lieu de mon identité (j'y reviendrais souvent) mais aussi du citoyen car le groupe joue dans l'atelier le rôle de cité (j'y reviendrais également). Cette séquence a toujours beaucoup de succès et moi je l'aime car elle crée d'emblée du convivial, condition essentielle des ateliers de lecture. Du convivial et du lien. Animer des ateliers de lectures c'est savoir créer du lien à partir des livres et même avec ceux qui ne savent pas lire mais à qui il n'est pas question de confisquer leur statut de lecteur. Ils écoutent, ils présentent des images ou des photos. Ils existent lecteur potentiel, ils existent lecteur vacant et moi, je sais que mon rôle est de les aider à occuper leur poste de lecteur malgré la vacance qu'il présente.
Finalement animer des ateliers de lecture c'est à chaque fois rencontrer les uns et les autres à partir des livres pour donner vie à tous ces postes plus ou moins vacants selon les circonstances quelque soit notre rapport à la lecture.
Mon rapport à la lecture ? Ma vacance ? Ce sera mon cadeau de ce jour, comme une confidence. Merci de la recueillir dans le creux de vos mains, dans le battement de votre coeur, dans votre regard indulgent. Car écrire c'est s'exposer à la lecture de l'autre. Cela je le sais depuis longtemps mais c'est ce risque là que j'aime. Ecrire, lire sont des aventures immobiles si belles, si humaines se jouant du temps qui passe. Et je reviens en boucle sur mes premières phrases de ce jour et donc...
La lecture, mon engagement, ma boussole, mon guide, mon cheminement, ma route, ma direction, mon ciel, mon miel, mes jours, mes toujours, ma nuit, mon firmament, ma terrasse, mon toit, mes lunes, mes dunes, mes doutes, ma faille, mon manque, ma marque, mon départ, ma solitude, mon temps, mon abandon, mon espoir, mes bleus, mon gris, ma foi, mon « comme moi, » « mon comme toi », ma colère, ta révolte, je tonne, je donne, je continue, ma grange, mes langes, mon ange, mes réponses, mes rencontres, ma gentillesse, ma marge, ma couverture, ma protection, ma construction, mon identification, mon identité, ma citoyenneté, ma fortification, mon invention, ma création, ma récréation, mon carnet, mon cahier, mon clavier, ma confidente, mon miroir, mon or, jamais ma mort, ma page trop sage, mon âge, mon rivage, ma spirale, ma feuille, mon deuil, mon gouffre, ma plaine si pleine, mon silence, mon regard ma conversation, ma répétition, ma dormition, ma séparation, ma souffrance, mon articulation, ma mémorisation, ma réparation, ma ville, mon île, ma catastrophe, mon apostrophe, mon ordinaire, mon imaginaire, mon extraordinaire, ma terre, mon commentaire, ma mère, mon ère, mes pères, ma mémoire, l’Histoire, mon histoire, mon je, mon suspens, ma pause, mon absence, mon navire, mon repos, mon dodo, mon doudou, mes ateliers, ma recherche, mon théâtre, mes tragédies, mon dit, mon lit, ma scène, l’autre, mon autre, mes autres, mon lien, mes biens, ma victoire, mon espoir, mon application, ma duplication, mon risque, mes coussins, mes efforts, mon attente, mon enfance, ma latence, mon évanescence, ma permanence, mon errance, ma phosphorescence, ma persévérance, mon insistance, mon oubli, mon éblouissement, ma force, mon enthousiasme, ma ferveur, ma fenêtre, mon chant, mon blanc, mon dedans, ma musique, ma majuscule, mes minuscules, mon souffle, ma rature, mon écriture, mon écran, ma culture, mes larmes, mon rire, mes dires, mon arme, mon air, ma splendeur, mon heure, mon arbre, ma parole, mon balbutiement, ma verve, mon rêve, mon Eve, ma sève, mon verbe, ma rime, mon lien, mon partage, mon écoute, mon coquelicot, mon intérieur, mon antérieur, mon oblique, ma demeure, mon abri, ma maison, mon seuil, mes deuils, mes écueils, mon recueil, mon rocher, mon désert, mon vertige, mes vestiges, mon alphabet, mon relatif, mon absolu, mon mieux, mon soir, mon tilleul, ma fierté, ma priorité, ma date, ma naissance, mon immense, ma renaissance, ma profondeur, ma couleur, ma chaleur, ma santé, mon paysage, mon âge, mon voyage, mon ventre, mon antre, mon attente, ma chambre, mon creuset, mon érosion, mon évasion,ma balade, mon souffle, mon choix, mon plaisir, mon enchantement, mes lettres, mon être, ma dette, ma culpabilité, mon mensonge, mon secret. Mon secret, dans le temps du lire jamais dit, mon nom quand il dit non, dans l’inépuisable.

J’inventerai la fiction de toutes mes fictions qui me créent loin des secrets.

J’existe à partir des livres, je suis née pour les connaître et les nommer « Liberté »

A demain,

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 08:38

Cadeau  !

 

1. Winnicott


Le coeur battant, je débute un livre.
Le coeur battant j'attends
le miracle d'une nouvelle lecture

Le coeur battant
de mon souffle j'entends
 la joie de lire une vie

Le coeur battant
je sais le temps
de lire un brin de vent

Le coeur battant
dans le temps de l'Empan
je lirai et j'écrirai ma lecture

Mais chut !
Le coeur battant
je lis le temps

Je lis

Winnicott, sa vie, son oeuvre de Robert Rodman ,aux éditions Erès. Collection La maison jaune. 2008 (538 pages)

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