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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 10:09


 Sur mon bureau, j'ai une adorable colombe en résine, chaque matin je la regarde et je me dis que la paix gagnera malgré le néfaste de nos jours.

L’humanité a pris beaucoup de retard sur son humanitude mais nous sommes nombreux au travail, avec nos livres, avec nos intelligences et nos cœurs, avec notre ferveur et nous rattraperons ce retard, je le sais, je le sens.

Et donc, cher Inventeurs, heureux printemps à tous ! MJA

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Published by Marie-José Annenkov - dans Ethique du blog
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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 21:27

Pas d’autoroute à Cuq-Toulza !

 

Il y a eu le Grenelle de l’environnement. Il y a eu deux grands débats publics. Il y a maintenant une concertation sur les fuseaux du projet autoroutier Castres-Toulouse. Depuis quatre ans, les pouvoirs publics s’efforcent d’imposer à la population leur projet d’autoroute. Nous ne reviendrons pas sur le fait que les promesses du Grenelle n’ont eu aucun effet sur ce projet (comme sur bien d’autres). Nous ne redirons pas ce que tous les observateurs ont dit sur les nuisances à l’environnement, les dépenses inutiles, l’injustice sociale qui en résulteraient. Ce que nous voulons ici c’est dénoncer la nocivité de ce projet dans notre contexte particulier en sa phase actuelle.

         Les pouvoirs publics, depuis le début, refusent de répondre à la seule question qui vaille : avons-nous besoin d’une autoroute entre Castres et Toulouse ? La réponse est évidemment non et c’est pourquoi ils refusent qu’elle soit posée en ces termes. Qui donc pousse à ce qu’un tel projet se réalise ? Les industriels de Castres-Mazamet. Leurs activités, dont nul ne remet en cause l’importance, en tireraient-elles bénéfice ? Rien ne permet de l’affirmer. Les taux de chômage dans la région ne varient guère qu’il y ait ou non une autoroute dans telle ou telle ville. En tout état de cause, le temps gagné entre Castres et Toulouse serait au plus de six minutes. Tant d’argent et tant de dégâts pour un tel bénéfice ! A-t-on perdu la tête ? Précisons encore : où se trouvent les ralentissements ? Pas sur le trajet entre les deux villes, parfaitement fluide, mais uniquement à la périphérie de celles-ci. Pourquoi alors faire une autoroute alors qu’il suffirait de traiter les problèmes là où ils se posent ?

         Cuq-Toulza est actuellement le seul village (550 habitants) dont la traversée oblige à ralentir sa vitesse, sur au plus deux  kilomètres. La DREAL propose alors de réaliser à grand frais un contournement du village. Regardons les choses en face. Les riverains le disent : il n’y a jamais eu d’embouteillage à Cuq-Toulza, et même pas de ralentissement autre que celui imposé par la limitation de vitesse. Il n’y a jamais eu non plus d’accident pour passer d’un côté à l’autre de la chaussée. Alors, pourquoi réaliser à grand frais un tel contournement? Il aura pour effet de détourner du village un trafic qui alimente l’activité économique du bourg (restauration, commerces, …). Faut-il faire cette erreur ? Veut-on vraiment mettre Cuq-Toulza à l’écart du monde ? Il est vrai que les véhicules de passage constituent une gêne pour les riverains, mais ce ne sont que 2600 véhicules par jour qui font le trajet complet de Castres vers Toulouse (chiffre DREAL), le reste n’est que du trafic local au territoire. Il faudrait donc s’attaquer à ce problème, mais le projet d’autoroute n’est pas la solution. La DREAL présente plusieurs fuseaux et déjà le village se divise, chacun renvoyant à l’autre le devoir d’accueillir le futur tracé. Au lieu de chercher la solution à la traversée du village par des aménagements du réseau routier qui n’ont jamais été examinés, on en vient donc à renvoyer chez l’autre les nuisances d’une autoroute dont au fond personne ne veut. Rechercher ensemble des aménagements (tunnel ? passages souterrains ? autre ?), plutôt que des solutions disproportionnées, sans faire payer aux habitations isolées le règlement des difficultés du bourg, est la seule voie citoyenne.

 

Arrêtons le massacre écologique ! Respectons le paysage ! Respectons la vie de chacun ! Cessons de nous diviser sur de faux problèmes et de fausses solutions ! Unissons-nous pour chercher ensemble des solutions de bon sens !

 

Des habitants de Cuq-Toulza

Signer ce texte sur : MesOpinions.com, catégorie Autres

 et mieux encore  : cliquez ci-dessous


http://www.mesopinions.com/Pas-d-autoroute-a-Cuq-Toulza-petition-petitions-489c0da40b9853b5aa2f9d9f4caf85e2.html

 

Résister à la barbarie moderne,

c'est lutter pour un paysage

habité par les saisons,

c'est  résister contre l'absurde

d'un autoroute qui détruit une jolie route


Résister à la barbarie moderne,

c'est s'obstiner à désirer vivre

sous le large ciel sage

de jolis petits villages

comme Cuq-Toulza

 

Dans le temps qui s'écoule

dire : "c'est beau" !

épeler lentement le silence du soir

ouvrir un livre, l'inventer pour continuer l'espoir

 

de dire Non à la barbarie moderne !

 

MJA

 


 

 

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Published by Marie-José Annenkov - dans Ethique du blog
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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 17:48

 

Pourquoi cette fanfare
Quand les soldats par quatre
Attendent les massacres
Sur le quai d'une gare
Pourquoi ce train ventru
Qui ronronne et soupire
Avant de nous conduire
Jusqu'au malentendu
Pourquoi les chants les cris
Des foules venues fleurir
Ceux qui ont le droit d'partir
Au nom de leurs conneries

Nous n'irons plus au bois, la colombe est blessée
Nous n'allons pas au bois, nous allons la tuer

Pourquoi l'heure que voilà
Où finit notre enfance
Où finit notre chance
Où notre train s'en va
Pourquoi ce lourd convoi
Chargé d'hommes en gris
Repeints en une nuit
Pour partir en soldats
Pourquoi ce train de pluie
Pourquoi ce train de guerre
Pourquoi ce cimetière
En marche vers la nuit

Nous n'irons plus au bois, la colombe est blessée
Nous n'allons pas au bois, nous allons la tuer

Pourquoi les monuments
Qu'offriront les défaites
Les phrases déjà faites
Qui suivront l'enterrement
Pourquoi l'enfant mort-né
Que sera la victoire
Pourquoi les jours de gloire
Que d'autres auront payés
Pourquoi ces coins de terre
Que l'on va peindre en gris
Puisque c'est au fusil
Qu'on éteint la lumière

Nous n'irons plus au bois, la colombe est blessée
Nous n'allons pas au bois, nous allons la tuer

Pourquoi ton cher visage
Dégrafé par les larmes
Qui me rendait les armes
Aux sources du voyage
Pourquoi ton corps qui sombre
Ton corps qui disparaît
Et n'est plus sur le quai
Qu'une fleur sur une tombe
Pourquoi ces prochains jours
Où je devrais penser
A ne plus m'habiller
Que d'une moitié d'amour

Nous n'irons plus au bois, la colombe est blessée
Nous n'allons pas au bois, nous allons la tuer

Combien  j'aimais et j'aime toujours l'immense talent de Jacques Brel !

C'est bien, cette chanson marque l'article 600 de mon blog ! Bravo MJA !!!
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Published by Marie-José Annenkov - dans Ethique du blog
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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 14:56

Un jour encore, je lis, je copie, je découpe. J’intériorise. La lecture est mon chemin. Comme des bornes dans ma vie : les livres. Ceux que je préfère : les livres sur les livres, les livres qui disent l’acte de lire, qui disent des livres le don. Le Don paisible d’aimer, de chercher, d’inventer. Créer et recopier à perte de lettres pour ne plus me perdre dans ma solitude. A perte de passé. Ma solitude est immense mais infiniment plus petite que celle de celui qui ne lit pas. Ma solitude est peuplée de toutes les pensées partagées  que j’ai fait miennes, que j’ai assimilées dans le fil du temps. Je ne suis que ces autres qu’un jour j’ai lus.  Ces autres, mes amis qui me disent que vivre est possible parce que pour eux cela l’a été dans le temps de l’écriture et ce qu’ils ont pu écrire, moi, je peux le lire. Histoire d’une dette contractée, d’un testament légué par mes ancêtres les auteurs. Ma patrie, les livres. Comme Amos Oz, je suis patriote du langage. Mon étendard est le savoir de tous, mon hymne, le bruissement des ailes de La Colombe de Picasso, mon ciel, les pages de ceux qui un jour ont écrit ma vie.

Je suis une femme qui lit. Je suis une femme libre

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 20:57

Je suis dans le donjon de ma lecture, je suis hors du temps, au coeur de mes lectures. Ce soir, j’avance dans des pages de Proust .Je suis triste de mon temps perdu, de ce silence furieux qui fut le mien tant d’années. Incapable de créer mes lectures comme une cathédrale si pleine de la lumière du Temps, je vais à la ligne,  je lis humblement les dernières lignes du Temps retrouvé, les derniers mots de la Recherche. Comme une géante, plongée dans les années, je m’éloigne sur mes échasses non sans une nouvelle idée, qui me tient à cœur. Je suis sur le point de la réaliser. Je vais écrire un livre immense sur mes lectures retrouvées, recrées qui diront mon identité. J’ai accumulé tant de  verres grossissants dont parle Proust à propos de ses livres lus ; je commence à savoir lire. En ces temps troublés de misère de guerres et d’injustices, il me paraît important de savoir lire et de savoir se lire pour « y être » au jour le jour, avec ses mots  dans sa lumière et dans sa nuit, dans sa presque solitude. Dans une cathédrale, avec tous. Dans une cathédrale ou dans un temple, dans une mosquée ou dans une synagogue ou dans une immense Maison de la culture. Laïque. L’idée, c’est d’être ensemble avec des livres, avec ses livres. C’est d’être.

 

J’étais à l’heure, j’ai appris à lire sur les genoux de mon père à cinq ans ; il tenait un grand abécédaire. Peut-être que le A disait Amour, le C disait Continuer, le L disait Lutter  le P sans doute disait Paix et Persévérer. Un jour, je commenterai Marcel Proust, comme à vingt ans, le jour de mon baccalauréat. Le temps est venu pour moi d’écrire ma "Cathédrale." , puisque j'aime tant cette métaphore proustienne. Une jolie cathédrale de papier et d’encre sur un joli blog qui roule jusqu'au bout du monde...


Continuer sans relâche dans le L de Lire et dans le E d’Ecrire. Persévérer dans cette éthique et m’inventer singulier/pluriel.

 

Je lis, tu lis, il ou elle lit, nous lisons, vous lisez, ils ou elles lisent.


J’écris, tu écris, il ou elle écrit, nous écrivons, vous écrivez, ils ou elles écrivent

 

Et au monde, inventons de jolies lunettes dans nos éclats de lire  !

 

 

 

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 09:50

Une éthique claire : rassembler les lecteurs de ce blog autour d’un humanisme qui dit le respect de la différence, la lutte quotidienne pour ce respect là : de la femme quand on est homme, de l’homme quand on est femme, du noir quand est blanc, du blanc quand on est noir, du juif quand on est musulman, du musulman quand on est juif, du protestant quand on est catholique, du catholique quand  on est protestant, de l’athée quand on est croyant, du croyant quand on est athée. Le respect de la différence implique la réciprocité et l’emprunt des chemins multiples de l’humanité, des hommes et des femmes de tous pays, de toutes confessions.

 

Une éthique claire : rassembler les lecteurs de ce blog autour de livres, de bibliographies, de cadeaux ; Les livres sont le garant de la pluralité, de l’approfondissement, du savoir si nécessaire au respect. Connaître l’autre c’est déjà le reconnaître. Reconnaître sa culture, c’est déjà le connaître.

 

Une éthique claire : rassembler les lecteurs de ce blog dans le cheminement très difficile de la non-violence et de la tolérance sans pour autant masquer et accepter l’intolérable : la haine, le racisme, la cruauté mentale, le fascisme, et surtout lutter contre toutes les forces sociales visant à rendre l’homme superflu.

 

Une éthique claire : rassembler les lecteurs de ce blog autour de l’esthétique du beau, de la poésie, de la générosité, de l’interculturel.

 

Une éthique claire : rassembler les lecteurs de ce blog dans une finalité certaine à la fois si simple et si complexe jusqu’au pardaoxe mais toujours passionnante :

 

Inventer du meilleur dans le fil des jours et de nos toujours à tous !

 

Comme ça dans l’élan de nos cœurs quand ils font convictions généreuses et intelligentes.

 

Oui, c’est possible, j’en suis certaine et c’est ce possible là qu’au jour le jour je veux révéler, dévoiler, découvrir, inventer, dire, clamer, proclamer, sortir de la nuit et du silence grâce à mes livres que j’aime tant et qui me font vivre femme debout, femme engagée dans ce monde de nuit parfois mais de lumière que d’être ensemble, si souvent.

 

Je lis, tu lis, il ou elle lit, nous lisons, vous lisez, ils ou elles lisent

 

Je lutte contre l’injustice

Tu luttes contre l’injustice

Il  ou elle lutte contre l’injustice

Nous luttons contre l’injustice

Vous luttez contre l’injustice

Ils ou elles luttent contre l’injustice .

 

Et dans la certitude de ma vie d’intellectuelle

 

Je gagne, tu gagnes, il ou elle gagne, nous gagnons, vous gagnez, ils ou elles gagnent !

 

Basta !

 

MJC

 

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 14:42

Ecrire dans un éclat de dire

notre amitié et la joie de se connaître

dans nos présences ailées

dans nos regards croisés

sur les mêmes livres

de nos savoirs emmêlés

toujours à démêler

nous nous aimons mêlés

 

Ecrire dans l’éclat de rire

de nos victoires passionnées

sur un monde contorsionné

tu sais ce terrible cri de Münch

ensemble nous nous en moquons

ensemble nous inventons le savoir

ensemble nous inventons

nos livres et nous écrits pour vivre

 

Ecrire dans un éclat de dire

nos questions sans réponses

Nous dansons, nous nous envolons

sur l’air de nos passions

ensemble nous rions

ensemble nous partageons

ensemble nous nageons

dans l’eau claire de nos vies

 

Ecrire dans l’éclat de rire

De nos larges sourires

Ensemble  nous tuons le pire

et le noir néant

Ensemble nous inventons nos dires

Et par nos lettres retrouvées

nous inventons le verbe lire

 

Ecrire dans un éclat de dire

nos souvenirs

Nous apprenons à pétrir

le pain de nos années

Pain rompu

Main tendue

Bouches jamais cousues

 

Ecrire dans l’éclat de rire

de nos baisers envolés

de nos pas déroulés

dans nos phrases enroulées

sur nos corps cajolés

Olé ! Olé ! Olé !

C’est le tango de nos mots.

 

Ecrire dans l’éclat de vivre

du bon lait

sans jamais filer

le découragement qui ment

sur l’espoir de combats

pour un monde meilleur

dans un monde  de fleurs

 

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 17:38


 

         Je continuerai d’aimer

         de regarder le ciel

         de caresser les nuages

         je continuerai d’écrire

         des poèmes sur mes pages

         Ils me disent que la guerre est possible

         ils me disent que partout on tue et on meurt

         ils me disent des milliers d’enfants

         ils ont moins de cinq ans

         mourir de faim les attend

         ils me disent les talibans, Kaboul

         le Pakistan et l’Afghanistan

         ils me disent la Palestine

         ils me disent le temps de l’OTAN

         le temps d’une guerre

         celle du millénaire

         ils me disent des bactéries mortelles

         ils me disent Manhattan

         ils me disent qu’il y aura une justice sans limite

         ou même une liberté immuable

         mais moi je dis que je continuerai de penser

         même si ma rime est impossible

         que la paix est possible

         j’ai rencontré dans les rues, dans les trains

         des passants qui en passant confiaient

         qu’ils continueraient d’aimer

         de regarder le ciel

         de caresser les nuages

         Alors malgré les vérités mortifères

         je continuerai dur comme fer

         de penser que la terre est belle

         d’être si interculturelle

         je lirai, j’écrirai, je dirai

         je continuerai d’inventer la vie.

 

          Je sais que je ne serai pas seule


Le 26.09.2001

Jeudi 21 mai 2009

 

Journée mondiale de la diversité culturelle

Pour le dialogue et le développement

(Voir Google)

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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 12:01

. Profession de foi

 

MIROIR D’ENCRE

 

Un je d’encre

Miroir noir

Ivoire bleu

Miroir de feu

Miroir de je

Miroir de peu

Miroir d’encre

Entre

Dans le je et l’encre

J’existe

 

Dans l’antre de mon encre

Entre

 

Je te montrerai un coffre fort plein d’or. L’or de mes lectures. Les livres enrichissent l’âme.

 

Pour toi, pour moi, j’écrirai mon autobiographie à partir des pages lues, tournées, feuilletées, soulignées, souvenues, oubliées et j’inventerai ma fiction si plurielle.

 

Et si tu le veux, en me lisant tu pourras t’inventer !

 

Prends ton élan, ça va durer vingt ans et deux milles pages !

 

C’est ça le temps de l’Ambre, du temps généreux, à profusion, du temps qui n’en finit pas de glisser et de déglisser, de voiler et de dévoiler, de ralentir pour s’envoler plus haut encore, du temps comme une robe qui se dérobe, qui te couvre et te découvre. Tu auras froid, tu auras chaud, tu riras, tu pleureras, tu te révolteras,

Tu écouteras la confidence et le secret, tu sauras qui tu es pour aussitôt de perdre, tu découvriras les saisons et tu vivras avec elles, tu seras consternation devant la simplicité des lunes et des soleils, devant l’amour de certains et la cruauté d’autres. Tu t’engageras politiquement dans le présent et par les mythes, tu découvriras mon histoire prise dans la grande Histoire, tu liras le mal absolu et son néant mais tu verras comment j’ai vaincu le néant et avec moi, tu le vaincras. Peut-être tu liras mon désespoir mais avec, tu verras comment il emporte à sa semelle l’immense espoir que d’être en vie et d’aimer dans le respect tout ce qui palpite, tu sais les feuilles d’arbres qui tremblent, qui tournoient, ce nuage qui s’avance creusant tes rides dans le temps qui file. Tu découvriras mes larmes et mes deuils et les immenses efforts qui furent les miens pour ne pas en mourir.

 

Tu découvriras mon écriture et ma mouvance intérieure.

 

Tu découvriras mon hymne dont je te livre déjà  dans un souffle et d’un seul trait l’essentiel

 

Alors, tu l’auras compris, mon blog c’est quelque chose de la vie qui n’en finit pas de bouger  et de s’inventer.

 

Les inventeurs de lectures c’est du pur mouvement de femme. Celle que j’ai la chance d’être.

 

Mon blog c’est du pur être qui traverse le désert du désêtre mais qui toujours en voit le bout. Le bout du désert, le bout du tunnel.

 

Mon blog c’est de la pure lumière qui parfois va jusqu’à l’ombre mais jamais jusqu’à la nuit.

 

La nuit sera pour plus tard.

 

Mon blog je te le confie, c’est le toujours de mes jours dans le toujours de mes pages.

 

Bonne lecture, à l’ombre de mon blog,  de mon écriture et de mes livres...

 

Bonne lecture et surtout bonne invention !

 

Marie-José Colet

 

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 18:44

Les épines de la peur

La peur de rencontrer

La peur de sortir

La peur de parler

La peur de se présenter dans les guichets administratifs

La peur du drapeau bleu blanc rouge

La peur du policier

La peur bleue

J’ai la trouille

c’est moi qu’on cherche

j’ai de l’adrénaline qui me monte

Ils, le gouvernement

 a installé la peur dans nos coeurs d’étrangers

même français on a peur

on a des épines qui jonchent le coeur

La peur du regard indifférent

La peur du regard méprisant

La peur de sa propre couleur

La peur de l’heure qui passe

La peur de la fin de sa vie

La peur de ne plus jamais revoir sa famille

La peur d’une mère qui ne peut plus voir ses parents, ses enfants

La peur du chagrin chaque matin

La peur de la nostalgie

La peur du qu’en dira-t-on

La peur de perdre ses valeurs et ses honneurs

J’ai piétiné mon honneur depuis que j’ai quitté mon pays

J’ai le coeur qui saigne des papiers que je n’ai pas

alors que j’ai la capacité d’exploiter mes mains et mon savoir

J’ai peur de ne plus exister

J’ai peur de ne plus partager mon savoir

Je n’ai plus de souvenirs de partage

Mon savoir reste dans mes poches

J’ai peur de ma liberté qui n’existe plus

J’ai peur d’être à la merci de l’autre

J’ai peur de cette insomnie qui devient ma compagne

J’ai peur de mes larmes invisibles comme le vent

J’ai peur de mon temps arraché

J’ai peur de ma conscience exploitée

J’ai peur de ne plus apprendre

J’ai peur des universités fermées

J’ai peur de mes colonnes de larmes

Et la peur m’empêche de vivre

La peur m’empêche de signer

                                                        X et Y

Nous avons lu un témoignage

du livre « Mon voisin est sans papiers »

Livre de la CIMADE

puis nous avons parlé

puis nous avons écrit

ensemble ce poème

à plusieurs voix

Nous avons lu chacune à notre tour ce poème... en pleurant.

Les larmes des femmes

sont l’espoir de l’humanité d’un monde sans visas

d’un monde en Paix

d’un monde de toutes les couleurs.

Les larmes des femmes écrivent

une utopie utile

une utopie indestructible.

Les larmes des femmes disent

la douceur de l’humanité.

Les larmes des femmes déchirent le présent

mais inventent l’avenir.

Les larmes des femmes

suspendent mon texte

de femme persévérante.

                                                        Marie-José Colet

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