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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 06:10

Articles publiés  (981)

 

Avec vous tous, chers Inventeurs,  j’ai tenté quelque chose mais peut mieux faire pour traduire et transmettre votre travail à tous. Je ferai.

Marie-José Annenkov

Date de création :

26/03/2009

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 08:55

Travaillez, prenez de la peine :
C'est le fonds qui manque le moins.
Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage
Que nous ont laissé nos parents.
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l'endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'Oût.
Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.
Le père mort, les fils vous retournent le champ
Deçà, delà, partout ; si bien qu'au bout de l'an
Il en rapporta davantage.
D'argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.

Jean de LA FONTAINE   (1621-1695)


J’aime tant cette fable qui dit du travail les vraies joies : celle de la terre et celle de la vie.

Je laboure, tu laboures, il ou elle laboure, nous labourons, vous labourez, ils ou elles labourent.

Mais bientôt les vacances !  C’est le temps d’une jachère aux couleurs du Père Noël !

Et donc,  bon  repos à tous les Inventeurs si grands travailleurs ! MJA

 

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 10:57

Nougaro chante avec sa fanfare : L’enfant phare. A pleurer.

« Où est-il l’enfant qui enfante un nouveau genre humain ? »

Infiniment merci Claude pour ton talent, ta musique, ta force, ta poésie, ton amour de tout ce qui est amour.

Aujourd’hui, pour mieux étudier, je mettrai en boucle  L’enfant phare.

Blottie dans tes notes,  portée par ta voix dont j’aimais tant le timbre unique, je progresserai.

A tous ceux qui travaillent  et chantent pour un mieux- être de l’enfant (dont moi), un grand

 BRAVO !!!  

Et donc…

Les éditions érès s'associent à nouveau cette année auPôle Handicap de la Mairie de Toulouse
pour les 4e rencontres Ville & Handicap
qui se dérouleront les 25, 26 et 27 novembre
autour du thème : L’enfant handicapé, un enfant parmi les autres dans la ville
Consulter le programme complet

Dans ce cadre, deux conférences (entrée libre) :

·        L’enfant handicapé, un enfant parmi les autres dans la ville
Mardi 26 novembre 2013 de 9h à 17h30 au Centre de Congrès Pierre Baudis
(11 Esplanade Compans Caffarelli – 31000 Toulouse)
Parmi les intervenants, des auteurs érès :  Patrick Ben Soussan, Cécile Herrou et Régine Scelles

·        L’école peut-elle accueillir tous les enfants ?
Repenser les procédures pédagogiques, l’organisation et les dispositifs d’aides pour une école véritablement inclusive
Avec Jean-Jacques Guillarmé
Mercredi 27 novembre de 14h à 17hà la Salle du Sénéchal 
(17 Rue de Rémusat – 31000 Toulouse)
En partenariat avec l'Ecole supérieure du professorat et de l'éducation-Académie de Toulouse.

 Bon travail à tous ! MJA

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 19:45

L’ingénieux chevalier

Don Quichotte de la Manche

Par Michel Cervantes

Traduction nouvelle

Par Charles Furne

Paris Furne, librairie Editeur

M DCCC LV III

(PP 1et2)

 

Première Partie

Livre 1.- Chapitre 1

Qui traite de la qualité et des habitudes de l’ingénieux don Quichotte

 

« Dans un petit bourg de la Manche, dont je ne peux me rappeler le nom, vivait naguère un de ces hidalgos qui ont lance au râtelier, rondache antique, vieux cheval et lévrier de chasse ; - Une  Olla, bien plus souvent du bœuf que du mouton, un saupiquet le soir, le vendredi des lentilles, des abatis de bétail le samedi, et le dimanche quelques pigeonneaux outre l’ordinaire, emportaient les trois quarts de son revenu : le reste payait son justaucorps de panne de soie, avec chausses et mules de velours pour les jours de fêtes, car d’habitude notre hidalgo se contentait d’un surtout de la bonne laine du pays. Une gouvernante qui avait passé quarante ans, une nièce qui n’en avait pas vingt, et un valet qui savait travailler aux champs, étriller un cheval et manier la serpette, composaient toute sa maison. Son âge frisait la cinquantaine ; il était de complexion robuste, maigre de visage, sec de corps, fort matinal et grand chasseur. Parmi les historiens, quelques-uns ont dit qu’il s’appelait Quisada ou Quesada, d’autres le nomment Quixana. Au reste cela importe peu, pourvu que notre récit ne s’écarte en aucun point de l’exacte vérité.

         Or, il faut savoir que dans ses moments de loisir, c’est-à-dire à peu près toute l’année, notre hidalgo se livrait à la lecture des livres de chevaleries avec tant d’assiduité et de plaisir, qu’il avait fini par oublier l’exercice de la chasse et l’administration de son bien. Son engouement en vint même à ce point, qu’il vendit plusieurs pièces de bonne terre pour acquérir ces sortes d’ouvrages ; aussi en amassa-t-il un si grand nombre qu’il en emplit sa maison. »

Dans sa préface Cervantès écrit :

«       En te présentant ce livre enfant de mon esprit, ai-je besoin de te jurer, ami lecteur, que je voudrais qu’il fut le plus beau, le plus ingénieux, le plus parfait de tous les livres ? »


C’est fait Michel ! Tu as écrit le plus beau, le plus ingénieux, le plus parfait de tous les livres. J’ajouterai le plus drôle mais aussi le plus triste. J’ai lu, dans ma vie, plusieurs fois ce merveilleux livre Don Quichotte,  entre éclats de rires et tristesse, mais à chaque fois, je le jure, j’ai touché du doigt et par mes regards la perfection faite écriture !

Alors, chers Inventeurs, oubliez  vos soucis, vos espoirs et vos désespérances. Oubliez votre ciel et retrouvez ce que Brel nommait « l’inaccessible étoile ! », la quête : Les livres traversés de la passion.  

 

Les livres sont passions ou ne sont pas !

 

Don Quichotte de la Manche ! MJA

 

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 19:57

 

 A10 ans s’impatiente

A 20 ans on rêve qu'on existe

A 30 ans on essaie d'exister

A 40 ans on s'agite

A 50 ans on ralentit

A 60 ans on redémarre

A 70 ans, on s'envole

A 80 ans on contemple sa vie

A 90 ans, on se réjouit de chaque page

A 100 ans on s'émerveille d'un nuage

A 110 ans on est ému par un sourire

A 120 ans, on sait qu'il est temps de partir.

 

Dans la chance de mon âge

 

Je vis, tu vis, il ou elle vit, nous vivons, vous vivez, ils ou elles vivent, tous livres confondus ! MJA  (Dans un éclat de rire !)

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 09:01

Chers Inventeurs,

 

Un nouvel automne nous attend. Qu’il accueille nos patients projets, nos désirs d’amour et de paix. Qu’il accueille notre générosité à exister, notre douceur de vivre. Que les feuilles mortes tapissent notre vie permettant d’en fouler la soie.

 

Un nouvel automne pour accueillir notre enfance  et tous les enfants du monde. Prendre soin d’eux. Leur inventer un avenir digne de ce nom

Un nouvel automne pour défendre nos valeurs et inventer un monde presque meilleur.

 

Un nouvel automne pour nos livres et nos recherches, pour nos livres et pour notre plaisir, pour nos livres et nos combats.

 

Un nouvel automne pour inventer et nous inventer.

 

Vivre un nouvel automne sous un ciel nuageux et bas qui ne nous tombera sur la tête ! Espérons-le !!!

 

Oui, chers Inventeurs, je vous souhaite à tous un heureux automne et vous remercie une fois encore de votre fidélité à me lire ! MJA

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 10:43

Mon amie Estelle m’a raconté une douce histoire.

Porteuse d’histoires, colporteuse, je vous la raconte à mon tour, à ma façon.

Il était une fois, une jolie forêt en flammes. Un petit colibri passait par là. Il désirait éteindre ces flammes.  Alors, il recueille  une de ses larmes et la dépose  sur un arbre. Puis il recommence, avec une autre larme et une autre larme encore. Dieu qui passait par là lui demande : « Que fais-tu petit colibri, tu ne pourras jamais éteindre l’incendie de cette façon, tu n’auras pas raison des flammes avec tes larmes, une à une ? »

Le petit colibri lui répond alors avec une grande douceur : « Je fais ma part ».

Cette histoire m’a touchée … jusqu’aux larmes.

J’ai demandé à Estelle d’où elle tenait cette histoire si douce. Elle m’a dit : "c’est Pierre Rabhi qui la raconte".  Entre deux larmes, j’ai surfé et j’ai découvert le visage de Pierre Rabhi. Sympa ce visage. Sympa aussi cette association nommée « Les colibris ». Chers Inventeurs, prenez le temps de la découvrir et de déposer vos larmes, une à une,  quand vous traversez une forêt en flammes.

Je fais ma part, tu fais ta part, il ou elle fait sa part, nous faisons notre part, vous faîtes votre part, ils ou elles font leur part.

Chère Estelle,  merci pour cette jolie histoire et pour ton amitié. Bonne route, petit colibri ! MJA

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 19:43

Prise de parole syndicale de la CGT, FSU solidaires, UNEF. Montpellier, le 1er mai 2013

 

Chers amis, chers camarades,

 

En ce 1er mai 2013, nous tenons tout d’abord à adresser un message de paix et de solidarité à l’égard de tous celles et ceux qui, dans le monde entier, sont victimes des guerres. Nos pensées les plus fraternelles vont aussi à tous les syndicalistes du monde entier qui sont assassinés, emprisonnés ou licenciés pour avoir osé défendre leurs droits à une vie et à un travail décent.

En rejetant la loi d’amnistie sociale et en acceptant la criminalisation des syndicalistes, le gouvernement et l’assemblée envoient un message désastreux au monde du travail et adressent une gifle cinglante à l’ensemble du mouvement social et des salariés.

Ce ne sont pas les syndicalistes qui sont violents mais bel et bien ceux qui pour obtenir des profits toujours plus mirobolants  ferment les usines, licencient en masse et provoquent le suicide de leurs salariés par leurs méthodes de management inhumaines.

Pourquoi ce gouvernement refuse-t-il l’amnistie aux syndicalistes qui ont agit  pour la défense de l’intérêt général alors qu’il protège les directeurs d’établissements publics coupables de discriminations syndicales et de harcèlement envers les salariés ?

Pourquoi ce gouvernement n’a-t-il pas abrogé les lois du précèdent qui ont restreint le droit de grève dans le secteur des Transports et chez les professeurs des écoles du 1er degré ?

La liberté d’expression ne s’arrête par aux portes de l’entreprise. En ces temps où l’on veut enfermer les salariés et les retraités dans une logique d’austérité aussi injuste socialement qu’inefficace économiquement il est plus que nécessaire aujourd’hui d’obtenir pour chaque salarié le droit et la liberté, d’intervenir et de s’exprimer sur tout ce qui concerne l’organisation du travail et les choix stratégiques de l’entreprise.

Les libertés syndicales sont d’autant plus nécessaires que partout en Europe, le monde du travail est confronté aux politiques d’austérité et de dégradation sociale.

La Grèce est le meilleur exemple de l’inefficacité de ces politiques d’austérité : alors qu’une cure d’austérité sans précédent a été imposée à la population, le pays s’est enfoncé dans la récession et la dette a encore augmenté.

Par contre, ceux qui ont pu racheter à prix cassés les ports et aéroports grecs, le réseau de transport, de communication, de gaz …, eux, ont fait de bonnes affaires. La crise, décidemment, ce n’est pas pour tout le monde …

 Les actionnaires continuent d’engranger des profits scandaleux tandis que le chômage de masse bat des records. Il y a maintenant 28 millions de chômeurs en Europe

En France, on dénombre chaque jour plus de 1500 nouveaux chômeurs.

Montpellier et sa région sont impactés fortement par la crise. Le nombre de familles pauvres et le taux de chômage y sont largement supérieurs à la moyenne nationale.

Les femmes et les jeunes sont les premières victimes de la crise. En Espagne, 55% des moins de 25 ans sont au chômage.

Dans ce contexte de crise d’une violence inouïe le gouvernement a fait le choix de la régression sociale en tentant d’imposer par tous les moyens l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 janvier.

Cet accord est une véritable bombe qui jette aux orties des décennies de conquêtes sociales : il sécurise les licenciements ; il flexibilise davantage les salariés ; il développe le dumping social et les chantages patronaux à l’emploi, il renforce les inégalités femmes hommes au travail ! Il est indigne d’un gouvernement qui se prétend  de gauche.

Contrairement aux tenants de l’idéologie libérale, nous refusons d’admettre que la compétitivité du travail dépende uniquement du coût des salaires. C’est une vision simpliste et réductrice de l’économie. La compétitivité d’une entreprise dépend de la qualification de ses salariés, de la qualité des infrastructures et des services publics, de l’investissement et de la recherche et surtout  du bien-être de ses salariés.

Le travail n’est pas un coût mais au contraire une richesse. Ce sont les salariés qui par leur travail, leur savoir-faire et leur intelligence, créent les richesses de ce pays !

Ce n’est pas le travail qui coûte trop cher, c’est le capital ! Ce ne sont pas les salaires qu’il faut geler en cas de difficultés mais bel et bien les dividendes des actionnaires.

C’est l’insuffisance de rémunération du travail au profit du capital, la baisse du pouvoir d’achat, la remise en cause des droits des salariés qui sont à l’origine de la crise.

Nous ne cachons aujourd’hui pas notre colère et notre amertume face au comportement des 8 députés de la majorité de l’Hérault. Pas un seul n’a eu le courage et la lucidité de s’opposer à l’ANI ce texte socialicide.. Les mêmes qui manifestaient aux côtés des salariés de sanofi pour s’opposer aux licenciements boursiers et financiers ont approuvé un texte qui justement facilite et accélère pour les grandes multinationales la mise en œuvre des plans sociaux. Où est la cohérence ?

Un socialiste du début du XX° siècle, un certain Jean Jaurès, écrivait « quand on ne peut pas changer de politique, on change les noms »

C’est ainsi qu’aujourd’hui on ne dit plus chantage à l’emploi mais flexisécurité.

On ne dit plus  régression sociale mais accords compétitivité

On ne dit plus licenciement mais adaptation à la mondialisation.

Mais les salariés ne sont pas dupes de ce tour de passe-passe sémantique et loin de sombrer dans la désespérance, le fatalisme ou la résignation, les salariés entrent en lutte, se mobilisent.

Ce qu’ont fait les salariés de Sanofi dans l’unité syndicale démontre que lorsque les salariés sont déterminés, unis et rassemblés, la finance n’est ni invisible, ni invincible.

 Si nous nous sommes réjouis de la loi pour le droit au mariage pour tous, premier des 60 engagements du président, nous n’oublions pas qu’il en reste encore 59 à tenir, notamment  ceux sur l’emploi, la ré industrialisation et le pouvoir d’achat. Plus que jamais, les salariés ont besoind’un véritable sursaut social, un sursaut social qui redonne espoir aux millions de familles qui chaque jour sont confrontées à la pauvreté, à la précarité, à l’exclusion.

Pour sortir de la crise, il faut  donc abandonner l’ANI et  prendre des mesures énergiques  qui aillent dans le sens de la relance économique. Pour cela il est indispensable de : 

-          Augmenter les salaires et les pensions et placer le SMIC à 1700 euros

-          Développer les services publics ce qui nécessite aussi une réforme des financements publics et de la fiscalité, au service du progrès social. Le scandale Cahuzac a révélé au grand jour l’ampleur de l’évasion fiscale. 36 milliards d’euros ! De quoi largement combler le soi-disant déficit de la sécurité sociale et des retraites !

-          Défendre l’emploi en contraignant les banques et les financiers à diriger l’argent vers l’investissement productif créateur d’emplois et en interdisant les suppressions d’emplois dans les entreprises qui font des profits.

-          Etendre à tous la protection sociale : la sécurité sociale, les retraites par répartition, les allocations familiales, l’assurance chômage sont le fruit de conquêtes syndicales. Elles doivent être maintenues, défendues et améliorées.

-          Donner plus de droits aux salariés au sein des entreprises en renforçant les inspections du travail.et en accordant un droit de veto  suspensif des représentants du personnel sur les plans de licenciement et les plans de restructuration.

Tout cela ne tombera pas du ciel. Partout dans les grandes comme dans les petites entreprises, dans le privé comme dans le public, les salariés doivent s’organiser collectivement sur leur lieu de travail Si ce n’est pas encore fait, syndiquez-vous, soyez pleinement acteur du mouvement social !

Il est grand temps de réveiller l’espoir chez les salariés, il est grand temps de faire entendre notre voix, il est grand temps de nous unir, de nous rassembler, solidaires, contre l’austérité, l’intolérance, l’insécurité sociale généralisée et surtout de nous rassembler pour autre une répartition des richesses créées par notre travail.

L’austérité nous enfonce dans la crise, le progrès social seul nous en sortira ! 

 


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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 09:53

            Hier matin, je déjeunais de mon café et de mes douces tartines grillées. J’écoutais France Inter qui me disait que si les élections avaient lieu maintenant, Marine Le Pen arriverait au second tour, précédent François Hollande.

            Hier soir, je regardais le journal de 20 heures. Il tenait de semblables propos.

            Ce matin encore, je déjeunais de mon café et de mes douces tartines. J’écoutais France Inter qui me disait que sans doute, le grand vainqueur de ce 1er mai serait Marine Le Pen.

            J’ai bientôt 65 ans, pas toutes mes dents, mais beaucoup de souvenirs  et de rires de 1er mai, de défilés heureux, avec mes amis, ceux qui partageaient et partagent encore, s’ils ne sont pas morts, nos valeurs d’Inventeurs de lectures. Je ne les énumère pas, vous les connaissez, elles sont vôtres.

            Mais nos valeurs sont chaque jour un peu plus menacées de disparaître, de perdre le combat de l’histoire. L’extrême droite arrive. Elle est blonde, souriante, sûre d’elle.

            Alors, refusant, de tous leurs brins, cette dangereuse progression, les clochettes, fort en colère, se taisent.

               Obstinée, ce jour de premier mai 2013, je continue d’écrire une thèse sur l’éveil de la pensée des enfants quand leur maman leur raconte une histoire. L’enfance et les livres, avec nous tous,  sont notre seul espoir. Continuons de leur donner la parole pour consoler les clochettes quand elles se taisent.

             Du lieu de mon étude si sage, chers Inventeurs, je vous souhaite un heureux 1er mai avec les vôtres et j’écris sur mon écran.

« En lecture conjointe, qu’apporte l’album de jeunesse à l’enfant, en tant que structure narrative (N) ? »

MJA

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 09:28

                                                                                

Du noir si noir

Surgit l’espoir du savoir

Quand il dit la caresse

Des mots du soir


Du soir

Surgissent les mots

Qui du  jour

Ecrivent le sens

   

Le sens

Qui de mon noir

Se dérobe et m’enrobe

De blanc


Du blanc presque grand

Qui me surprend dans mon temps

De femme assise sur mon banc

De sable


Du sable

S’écoule de ma table

Comme du sens

En fuite


En fuite

Du grand noir

J’invente le savoir

En cascade


De la cascade violente

Surgit  la dure roche

Du  savoir si lourd

De tant de siècles


Des siècles

De lumières irisées

Qui brisent le silence

De l’ignorance

 

De l’ignorance

Si noire qu’elle écrase

A toute heure

Les coeurs


Les coeurs

Qui  de malheurs en malheurs

Sanglotent les heures

De tant de guerres


Les guerres

Qui naissent de la haine

Brisant le vol obstiné

Des colombes


Des colombes

Aux ailes si blanches

Luisantes de savoir

Qui brise le noir


Alors


Du noir si noir

Surgit l’espoir du savoir

Qui dit la caresse

Des mots du soir


MJA

 

 

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