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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 08:53

Vidéo Cassette

Peur d’apprendre et médiation culturelle

Un entretien avec Serge Boimare

Instituteur spécialisé, psychopédagogue

Directeur Pédagogique du Centre Claude Bernard à Paris

Animé par

Anne-Marie Ourgias-Perez

Psychologue, Orthophoniste

 

 

Livre de Boimare : l’enfant et la peur d’apprendre, Dunod 1999

 

Boimare se présente et raconte comment avec une classe qui l’avait mis en difficulté, il eût l’idée de recourir aux contes et son constat d’avoir calmé le jeu.

Son analyse : les contes parlent de l’archaïque et ces empêchements d’apprendre viennent de remontées archaïques « infréquentables ». Les contes reprennent ces thèmes mais en même temps ils médiatisent ces thèmes, les figurent, les symbolisent et donc deviennent fréquentables

 

Serge Boimare distinguent deux temps dans l’apprentissage, deux volets.

 

Volet I de l’apprentissage

1) aborder les questions archaïques par la médiatisation du thème

2) aborder la question identitaire : cela peut-être dur mais c’est possible par la médiation culturelle au sens larges : textes forts, textes scientifiques et tout autre...

3) profiter de ce désir de savoir qui a été réveillé pour l’amener vers du socialisé, vers une dimension symbolique.

 

1), 2), 3) constituent un détour nécessaire pour les ramener vers les apprentissages pédagogiques sans peur.

 

Volet II de l’apprentissage

Ce temps est difficile car il s’agit d’accepter de ne pas savoir, d’accepter de construire le savoir qui n’est pas donné d’emblée. Il faut donc travailler avec le thème médiatisé dans le volet I.

 

Je me suis toujours posé la question et je me la pose encore de comprendre la question suivante : comment se fait-il que des enfants intelligents ne puissent accepter la situation scolaire, qu’ils se retrouvent en situation d’échec ?

 

Le point commun de tous ces enfants qu’ils ont la phobie du point de suspension : ils peuvent reconnaître le savoir mais ne peuvent confronter ce nouveau savoir à des acquis antérieurs ; ils ne peuvent transformer ses savoirs et ne peuvent supporter la frustration du temps antérieur à la construction de ce savoir. Cela les oblige à quitter la permanence de l’objet pour le mentaliser et cela est angoissant car ils vivent cela comme un risque de perte de l’objet.

 

Le processus d’apprentissage relèvent du voir et de l’entendre mais aussi du processus de transformation. Et ce dernier qui représente la plus grosse difficulté

 

 

Conclusion

La pédagogie c’est donner du sens au savoir proposé et faire germer des éléments de réponse et donner des apports de sens avant la réponse

 

La peur des mots : Le mythe d’Héraclès :

Quand une personne est submergée par sa violence et ses passages à l’acte il faut s’interroger sur la façon dont elle va se débarrasser de cette violence là. Ainsi les travaux qui sont proposés à Héraclès constituent

- une façon d’affronter ses inquiétudes (ses préoccupations graves sur ses origines et sur son homosexualité, une façon de traiter avec ses préoccupations identitaires.

 

Les troubles instrumentaux

La dyslexie, l’hyperactivité ne devraient jamais occuper le devant de la scène mais on devrait toujours poser les problématiques développées précédemment.

 

Perspectives de Serge Boimare :

Passer le flambeau. Souci de formation et de convaincre de la nécessité de la médiation culturelle avant de passer à l’étape de l’apprentissage proprement dit.

 

Notes prises le 4 novembre 2008

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