Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 19:41

 

 

Finalement, la nuit portant conseil, j'ai retiré du titre de mon article d'hier le bout de phrase "Si on bossait moins ?" En effet, je trouvais là qu'il y avait ambiguïté et risque d'interprétation erronée : on créerait beaucoup parce qu'on aurait trop de destructivité ce qui trahit complètement Winnicott, introduisant une cause à effet absurde. Ce que je voulais dire par là c'est que parfois nous créons trop, nous travaillons trop par difficulté à intégrer  notre destructivité. Le mot capital étant intégrer et je trouve que  mon "si on bossait moins" était un raccourci dangereux et démagogique. Donc, toujours exigeante dans mon travail, je l'ai supprimé... et je continue à créer et à écrire... comme une malade ! malade de la vie. Vivre est une maladie mortelle incurable mais si passionnante.

 

Ce qui est important c’est que un intense travail, une création foisonnante ne soient pas là pour dénier la pulsion de mort mais pour la sublimer, l’élaborer et pour cela il ne faut donc pas en avoir  peur ; il faut la pointer et par cette reconnaissance difficile sans peur et sans reproches,  retrouver la douceur de créer, travailler de donner aux autres. L’acte psychanalytique est là pour nous soutenir dans cette quotidienne intégration de notre pulsion de mort ; comme Pénélope, nous devons nous remettre chaque nuit à l’ouvrage. Dans le temps du repos, posons nos morts de chaque pour au petit matin nous retrouver vivants et à nouveau manger le gâteau à pleines dents. C’est dans ce cycle là bien assumé des nuits et des jours, de nos morts successives entrelacés dans nos vies à l’aube et au crépuscule que nous inscrivons notre humanité.

 

J’intègre ma destructivité

Tu intègres ta destructivité

Il ou elle intègre sa destructivité

Nous intégrerons notre destructivité

Vous intégrerez votre destructivité

Ils ou elles intégrerons leur destructivité

 

Sans peur et sans reproche, je crée

Sans peur et sans reproche, tu crées

Sans peur et sans reproche, nous créons

Sans peur et sans reproche, nous créons

Sans peur et sans reproche, vous créez

Sans peur et sans reproche, ils ou elles créent

 

Et demain, il fera jour pour tous !

 

 Bossons autant que nous voulons  non pour nous étouffer ou asphyxier notre destructivité, si humaine, (manger à pleines dents le gâteau de la vie est si bon !) mais parce que  nous croyons de toutes nos forces de vie dans un monde presque meilleur ;  mais prenons  soin de nous !  Ne nous tuons pas à la tâche !

 

Je bosses, tu bosses, il ou elle bosse, nous bossons, vous bossez, ils ou elles

bossent.

 

A TRAVAIL EGAL SALAIRE EGAL POUR LES HOMMES ET POUR LES FEMMES !

 

A tous bon travail et surtout bonne lecture de Winnicott, de son talent clinique, de ses paradoxes, de ses sourires et surtout de sa finesse conceptuelle !

 

Avec Winnicott, j’invente la paix

Avec Winnicott, tu inventes la paix

Avec Winnicott, il ou elle invente la paix

Avec Winnicott, nous inventons la paix

Avec Winnicott, vous inventez la paix

Avec Winnicott, ils ou elles inventent la paix

 

Et par nos rires et par nos pleurs, par nos joies et nos douleurs, par nos souvenirs et notre avenir, par nos présents toujours recrées, par notre humour, de tous les divans du monde, dans le temps de l’espoir, laissons s’envoler à plein ciel toutes les colombes de nos cœurs, parfois si malmenés, d’humains.MJC

Partager cet article

Repost 0
Published by Marie-José Colet - dans Donald Woods Winnicott
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Inventeurs de lectures
  • Inventeurs de lectures
  • : recherches sur la lecture, les ateliers de lectures et partage de livres
  • Contact

Mes publications

telechargement.jpg


 



Recherche