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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 18:29

Un livre de Charles Gardou

Et des chercheurs des 5 continents

Le handicap au risque des cultures

Variations anthropologiques

érès. Nov 2010

                    (21)

Dans la culture française

les représentations de la cécité

prisonnières du passé

 

Zina Weygand

 

Notre guide Zina Weygand, docteur en histoire, est chercheure honoraire au Centre de recherche sur le travail et le développement du CNAM à Paris. Elle consacre ses travaux à l’histoire de la cécité et des aveugles, dans la mouvance des historiens français héritiers de l’Ecole des annales. Après Les causes de la cécité et les oins oculaires en France au début du XIXe siècle (1800-1815), elle a publié Thérèse Adèle Husson, une jeune aveugle dans la France du XIXe (en collaboration avec Catherine J. Kudlick, puis Vivre sans voir, les aveugles dans la société française du Moyen âge au siècle de Louis Braille.

 

Bas de pages :

 

M ?Bloch Apologie pour l’histoire du étier d’historien, préface de J.Le Goff, paris, Armand Collin,  1997, P.52

 

De nombreux autres pieds de page, mais je saisis en plein vol  celui qui abrite le métier d’historien parce que Zina Weygand imprègne son chapitre d’histoire. C’est l’histoire des travaux sur la cécité. Travail patient et minutieux, avec la conviction profonde de l’historien Le Goff pour qui l’histoire n’est pas « une science du passé »  mais une sciences « des hommes dans le temps ». J’aurais presque envie d’appeler ce chapitre : « Il était une fois la cécité » Il était une fois des représentations de la cécité, il était une fois un traitement social de la cécité. L’objet de recherche de ce chapitre est la dialectique entre les représentations et le traitement social de la cécité. ; la dialectique, la double influence entre les premières et le second, une influence saisie dans la durée ; du Moyen-âge au temps modernes., de l’aveugle mendiant à Louis Braille et à ses élèves, de celui plongé dans le noir de la misère et du rejet à celui pris dans la lumière du savoir enfin advenu pour lui aussi, du sujet en marge de la société, tendant la main devant l’église au sujet enfin émancipé, entre altérité absolue et reconnaissance encore trop relative. Des noms propres, des institutions, des fondations, des images, des possibles sujets au verbe vivre avec tous.

Voilà, la saga que nous conte l’auteure avec tant de cœur et de talent. A lire, comme les précédents chapitres, avec admiration pour tant de travail si pointu et si humain. Un travail clair, une écriture limpide qui se dirige avec fermeté dans le temps et qui bien sûr, de ce fait éclaire et donne sens au présent.

A lire sagement, crayon en main puis à mémoriser pour laisser place dans nos cœurs à ceux qui souffrent de cécité. Cette place doit être meublée d’amour, d’histoire, de temps retrouvé par chacun et par tous.

Ce chapitre introduit le chapitre suivant :  En France, de la charité aux politiques de protection sociale. Puis viendra le temps de la conclusion de Charles Gardou, après laquelle, après ma si longue et patiente lecture, chapitre par chapitre, je vous livrerai « l’Invention de ma lecture » du lieu de mon identité, du lieu de ma force et de ma vulnérabilité, au travail du savoir de l’humain et des connaissances cognitives de tous ces étonnants chercheurs coordonnés par Charles Gardou. MJA

 

 

 

 

 

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Published by Marie-José Annenkov - dans Mon noyau de nuit et de lumière
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