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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 11:54

Le Ballon rouge

Ce film a reçu la Palme d’or à Cannes en 1956. Il a été transposé dans un livre, que j’ai eu entre les mains enfant, (années 50) dont je ne n’ai pu retrouver les références.  Les seules références dont je dispose sont :

Le ballon rouge

Albert Lamorisse

Ecole des loisirs, 1976

 

Je crois que ce livre fut le livre préféré de mon enfance, le premier livre qui m’a fait pleurer et qui m’a émerveillée par son alternance de pages en noir et blanc et en couleur, sa grande couverture cartonnée sur laquelle s’écrivait, sur un fond noir le titre, en larges lettres blanches, et se dessinait un petit garçon qui avait mon âge et qui saisissait, bras tendu, un ballon rouge.


           Je dédie ma lecture à tous les enfants à qui il n’a pas été possible de raconter des histoires pour cause de guerres ou de maltraitance, pour cause de crimes contre l’enfance, hier comme aujourd’hui.

 

       Je dédie ma lecture, aux enfants si seuls, qui s’envolent dans le ciel grâce aux ficelles emmêlées de tous les ballons colorés du monde.


       Je dédie ma lecture aux enfants malheureux, d’ici et d’ailleurs.


           Il était une fois, un petit garçon nommé Pascal. Il n’avait ni frère ni sœur, il vivait seul. Il n’avait ni chat, ni chien pour le consoler de sa solitude d’enfant unique. Un jour, en se rendant à l’école, il aperçut un ballon rouge, accroché à un bec de gaz. Tout de suite il l’aima et s’en empara avant d’aller à l’école en autobus, comme chaque matin, il le faisait. L’autobus arriva, mais le contrôleur refusa Pascal et le laissa sur le trottoir. Le règlement, c’est le règlement ! Pas de ballon dans un autobus ! Alors, Pascal se mit à courir jusqu’à l’école mais il arriva en retard.  Comme c’était la première fois, le directeur ne lui dit rien.


          A la sortie de l’école, il pleuvait fort.  Pascal ne voulait pas mouiller son ballon et demanda à un vieux monsieur très gentil, de l’abriter sous son parapluie,  lui et son ballon.


          Quand il rentra chez lui, sa maman inquiète le gronda, prit le ballon et le jeta par la fenêtre. Sur l’image, la maman a l’air très sévère. Le ballon s’envole devant les fenêtres des grands immeubles de Ménilmontant car c’est à Ménilmontant que se déroule cette histoire. Mais le ballon qui n’était pas un ballon comme les autres, qui était un ballon, ami avec Pascal, revint devant sa  fenêtre.  Pascal l’attrapa très doucement et le cacha dans sa chambre.  Le lendemain, quand il se rendit à l’école, il dit à son ami, le ballon rouge de le suivre sagement. Ce que le ballon fit et ainsi Pascal put prendre l’autobus et arriver à l’heure à l’école. Le maître fut très étonné, d’apercevoir un ballon rouge, devant la file bien rangée de ses élèves


           Sur le chemin du retour Pascal rencontra une jolie petite fille blonde qui tenait un ballon bleu et ensemble, ils se mirent à rire.


            Mais,  les jours qui suivirent, parce que la cruauté des autres est toujours là, à poindre dans les jours et dans les Toujours, des grands et des petits, Pascal eût des sérieux démêlés avec une bande de voyous du quartier qui le poursuivirent, lui et son joli ballon rouge, son ami. Les vilains garnements lui lancèrent des pierres et une d’entre elles crevèrent son ballon. Pascal assit, seul, pleurait son ballon rouge. C’est alors que de partout on vit dans le ciel, des ballons de toutes les couleurs, s’envoler. C’était « la grande révolte des ballons», raconte l’auteur. Sur deux pages du livre,  côte à côte, sur un fond bleu ciel, nous pouvons admirer la révolte multicolore des ballons. C’est une révolte pacifique, tout en tendresse et en douceur. Tous les ballons descendirent vers Pascal qui attrapa les ficelles et grâce à elles, avec tous les ballons du monde, il s’envola à tout jamais dans le ciel.


            Quand j’étais petite, et même maintenant, je pensais que cet envol de Pascal, signifiait sa mort advenue par trop de solitude devant la méchanceté des enfants du quartier et je pleurai très fort. Maintenant, je suis grande et je pleure doucement, rêvant toujours à la Révolte pacifique et tendre de tous les ballons et de tous les livres de tous pays, Révolte qui dira NON à la méchanceté du monde. Un jour viendra…


         Il suffit de regarder les bibliothèques et le ciel. Sans pleurer. MJA

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Published by Marie-José Annenkov - dans Les tout-petits
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