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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 11:38

Marc-Alain Ouaknin

Lire aux éclats

Eloge de la caresse

Edition Lieu commun 1989

 

Première ouverture : Les mots voyageurs

 

Le rire d’Elicha Ben Abouya :

Le penseur de l’étrangeté

 

Ouaknin commence son chapitre par un ailleurs, par une citation de Michel Foucault quand il écrit qu’il n’est pas là où on le guette, quand il dit qu’il ne faut pas lui demander qui il est et surtout qu’il ne faut pas lui demander de rester le même, car dit-il, il réclame sa liberté, quand il écrit il ne veut pas être prisonnier de son état civil.

 

C’est cela même la pensée d’Elicha Ben Abouya : une pensée non figée, non prisonnière d’une identité, toujours au mouvement, au seuil de, dans une étonnante étrangeté qui ne se laisse pas capter, une pensée qui court, une pensée rieuse.

 

La pensée d’Elicha Ben Abouya sans cesse désignifie le sens par la question qu’elle lui pose. Elle n’a ni thèse, ni hypothèse, elle s’invente dans le mouvement, en avançant. Elle est éclat de rire, jeu, invention, elle est ouverture dans des ensembles instables, toujours en puissance de rupture.

 

La pensée D’Elicha Ben Abouya, qui des quatre voyageurs devint L’Autre, est pur bondissement, qui par son saut et son rire, par son mouvement crée l’espace intra textuel, crée le temps de l’histoire.

 

Un court chapitre, certes, mais essentiel pour celui qui veut savoir ce qui signifie lire.

 

Lire, c’est bondir ! MJC

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Published by Marie-José Colet - dans Pour une lecture diasporique
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