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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 17:27
Effets de retour : Michèle Rakotoson

Propos recueillis par Patricia Célérier

 

Photo :

Michèle Rakotoson a les cheveux très courts, elle porte des grandes lunettes rondes, son sourire est plein de finesse. J’aime le mouvement léger de son foulard autour du coup.

Elle est belle et intelligente.

 

J’ai aimé cet entretien si bien mené par Patricia Célérier.

 

Patricia Célérier, nous indique une note est

 

Professeure de français et d’études francophones à Vassar Collège (Etats-Unis.)

Elle participe au programme d’études africaines.

Auteure de travaux sur les littératures africaines d’expression française sur la question de l’engagement, de la violence des identités diasporiques.

 

Dès la première question de Patricia, Michèle Rakotson confie combien elle aime ses œuvres comme des enfants :

 

Ses œuvres

 

Dalabe : recueil de nouvelles Paris, Karthala, 1984

Henoÿ-Fragments en écorce : roman, Avin/Hannut, Editions Luce Wilkin, 1998

Lalana : roman, Paris Arléa, 2002

 

Elle dit le choix qu’elle a du faire entre carrière littéraire et son choix d’être mère.

 

Patricia pose une question très pointue sur l’engagement de l’écrivain et Michèle Rakotoson répond précisément :

 

L’écrivain doit être un point de repère et non un « commandeur » mais elle dit qu’en fait elle a occupé les deux positions dans deux temps différents de sa vie : quand elle vivait en France (Commandeur) quand elle connut le retour (point de repère.)

Son retour à Madagascar fut très dur : elle vécut alors au centre d’un silence intérieur comme extérieur et l’acte d’écrire lui devint de plus en plus difficile ; « écriture qui bégayait » dit-elle.

Elle compare l’acte d’écrire à l’acte tel que l’a décrit Primo Lévi, puis plus récemment Jorge Semprun : « écrire pour résister », « écrire pour tenir » ce qui signifie que l’acte d’écrire doit s’inscrire dans une praxis de la réalité et surtout qu’il n’y a pas d’écriture sans humilité. »

 

Ainsi, elle s’est battu pour aider à l’édition d’ouvrages pour les enfants : ouvrage sur la diaspora, elle a participé au premier salon du livre malgache (2008), elle a mené avec d’autres un projet de rencontres tripartites SUD/SUD.

 

Elle parle longuement de son retour au pays, de sa vie en France, de ses allers- et retours, elle dit comment le retour l’a mise en danger par les retrouvailles avec son enfance. Elle parle de l’exil, du rapprochement, du retour, d’engagement générationnel. Ces termes sont beaux, lourds de signification existentielle. C’est émouvant à lire parce que plein d’humanité.

 

J’ai aimé cet article de femme au travail de l’écriture dans  ses engagements et dans la vie.

 

Cet article m’a fait réfléchir sur ma propre écriture et m’a permis de projeter beaucoup de mes interrogations parce que je crois, malgré la signature malgache, cet article est élaboré par deux femmes « d’écriture. »

 

A lire dans une douce complicité féminine et dans l’énergie vitale de deux femmes écrivaines. Bravo ! MJC

 

 

 

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Published by Marie-José Colet - dans femmes
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