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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 19:45


Donald W.Winnicott

Petite Bibliothèque Payot N°491

1984, 1994, 2004.  144 pages

 

Quelques aspects psychologiques

De la délinquance juvénile (4)

 

Cet article a été traduit par Annette Stronch-Robert in L’enfant et le monde extérieur. Le développement des relations, Paris, Payot, 1972

 

Dans ce chapitre Winnicott étudie le lien qui existe entre déprivation de la vie familiale et délinquance.

 

Il aborde d’emblée sa réflexion sur l’inconscient qui se loge certes dans émotions et sentiments mais aussi dans la pensée et ça c’est passionnant ; Et si on lisait aussi avec l’inconscient ?? Bon, on en n’est pas là. Je reprends sagement ma lecture de Winnicott.. L’inconscient dans la pensée donc :

 

-         Comment ignorer l’avidité humaine quand on pense l’économie ?

-         Comment ignorer  la haine refoulée quand on pense la politique ?

-         Comment ignorer l’hypocondrie quand on pense la médecine ?

-         Comment ignorer que parfois on vole autre chose qu’un stylo quand on le vole quand on pense les lois ?

 

Winnicott affirme haut et fort son désir d’étudier l’inconscient dans son rapport au travail d’élaboration des lois.

Il dit aussi ne pas confondre sentimentalité (haine refoulée) et utilisation des méthodes psychologiques dans l’approche de la délinquance. Ne pas confondre une fois encore empirisme sentimental et savoir de l’inconscient. Ne pas confondre non plus magistrature et psychothérapie. Mais permettre une collaboration étroite et intelligente au sein de comités de travail.

 

Délinquance ? Winnicott reprend ses données de base : l’enfant dès son plus jeune âge doit se coltiner à ses pulsions agressives, à sa peur de détruire sa mère en étant trop impitoyable, à ses démêlés entre amour et haine. Pour s’en sortir de tout ça, de cette enfance pas du tout fleur bleue, il lui faut au nourrisson une maman fiable, suffisament bonne, un environnement sécurisant et un papa qui limite ses pulsions agressives dans une atmosphère ferme mais affectueuse. Mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille et parfois tout cela est altéré par des évènements douloureux qui déprive l’enfant de l’essentiel. Alors l’enfant fait comme il peut et va chercher une autre limite que le père. Il attend de la société cette nouvelle limite. La délinquance est un SOS : « Donnez-moi une limite » dit l’enfant mais il faut éviter à tout prix que cette limite soit les quatre murs d’une  cellule. La psychothérapie recommandée est parfois trop lente à produire ses effets alors on peut imaginer des centres avec des directeurs qui jouent le rôle du père ferme et affectueux, on peut imaginer des centres dirigés par des comités où collaboreraient magistrats et éducateurs, où cohabiteraient loi sociale et loi symbolique, où la notion de responsabilités des adultes vis-à-vis de ces jeunes en désarroi serait totale.

 

Voilà ce qu’il dit Winnicott sur le lien entre déprivation et délinquance et sur les mesures à prendre. Si on envoyait le bouquin aux amis de Sarkozy ?  Ce serait sympa comme cadeau non ? MJC

 

 

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Published by Marie-José Colet - dans Donald Woods Winnicott
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