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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 13:51

La route des livres

 

Je veux écrire le duvet de l’espoir. Tous, nous travaillons tant, si souvent dans le noir de nos valeurs piétinées par ceux qui s’obstinent à ne rien comprendre à la dignité humaine et ceci dans tous les domaines.

J’ai mal à nos luttes qui depuis des années durent dans le fil des jours, écrivant nos toujours sans cesse remis à demain. Prenons-nous par la main et dans le temps de nos rimes brisées inventons un ciel irisé.

Chaque jour, je meurs un peu plus de ne pas y arriver à trouver l’espoir malgré le soleil de l’été, malgré les chemins de randonnées, malgré les montagnes quand elles font cascades, malgré le sable quand il cesse d’être sablier pour dire simplement les corps bronzés.

Chaque jour un peu plus je m’enfonce dans mes incertitudes sur le bonheur. Comment être heureuse cernée par tant de guerres et d’injustices ? On me dit, ne porte pas la misère du monde. Conneries ! Elle me porte, elle, la misère chaque jour un peu plus dans la tombe.

 

J’ai vu un cercueil pivoter lentement et s’avancer encore plus lentement vers sa crémation.

 

Se taire et pleurer.

 

Je veux de mon vivant être au monde.

Je veux de mon vivant vivre une grande ronde

Je veux de mon vivant vivre des engagements

Je veux de mon vivant ouvrir des milliers de livres

Je veux de mon vivant qu’ensemble

 nous marchions sur la route de nos lectures.

Je veux de mon vivant

Comme les amis de Gandhi

 marchant sur la route du sel

Marcher sur la route des livres

 

Eux c’était  le sel

Nous, ce sera les livres

Nous ne marcherons pas nu-pieds

Nous aurons de beaux atours

Et contre les rides nous lutterons

Hommes et femmes de livres nous serons

Sur la route  nous avancerons

 

 

Le savoir est notre seul espoir. Il ne faut pas croire ceux qui disent le contraire, ceux qui veulent faire mourir le monde de misère et de bêtise. Moi, de toutes mes forces je crois au savoir, à l’espoir, à la connaissance. Je crois à la diversité des théories, au pluriel des recherches, à nos regards enchantés, à nos âmes passionnées. Je crois à notre bruit et à notre fureur, je crois à nos colères contre la connerie, je crois à nos manifestations dans les rues et sur nos pages de toujours, je crois à nos actions pensées. Cherchons ! cherchons ! Qu’un sang pur abreuve nos sillons et surtout qu’il ne coule pas. Nulle part. Moi, les guerres, jour après jour ça ronge mes toujours, ça brûle mes songes, ça m’empêche de penser. Je suis là, stupide à n’y rien comprendre. On fait la guerre et après on fait la paix. Quelle connerie la guerre ! il a dit Prévert. Moi, je veux être Barbara, non pas celle qui pleure mais celle qui lit ses livres, vos livres, celle qui raconte dans un temps des mille et une nuit les milles un livres qui font que la vie vaut la peine d’être vécue.

J’écrirai, chaque jour je vous parlerai de quelqu’un de bien, de quelqu’un que vous aimerez, de quelqu’un que peut-être vous connaissez, de quelqu’un qui vous donnera le désir de prendre la route avec moi. La route des livres. Nous irons, notre sac à dos plein, nous ferons des haltes dans les bibliothèques de nos villes, nous irons en librairies et même, pourquoi pas au salon des livres, nous écrirons aux éditeurs, nous organiserons des rassemblements et des forums, des colloques et des rencontres, nous inventerons notre savoir, sans cesse nous mettrons en question nos questions mais nous trouverons des réponses ; les réponses c’est le plus important. Sur notre route nous nous arrêterons et nous dirons heureux : « ça y est j’ai trouvé ! »

 

J’ai trouvé : je sais que l’autre existe, je sais qu’il a besoin de mes livres pour être reconnu, pour exister dans sa dignité que sans cesse parfois on lui confisque,

J’ai trouvé, je sais que l’histoire existe, qu’elle a un sens et qu’il faut la transmettre pour que le monde continue sa ronde !

J’ai trouvé, je sais qu’il existe avec mes milles et un livres milles et une associations  qui les défendent !

J’ai trouvé, je sais qu’il faut des sous beaucoup de sous pour nos changements, nos inventions, nos constructions, nos formations !

J’ai trouvé, la vie a de la valeur !

J’ai trouvé,  la question n’est pas d’avoir raison ou non mais d’être !

J’ai trouvé, la question n’est pas d’avoir mais d’être !

J’ai trouvé, à partir de l’être on inventera ensemble  nos actions !

J’ai trouvé nos actions naîtrons de nos passions !

J’ai trouvé, nos livres portent nos sentiments bien plus que nos idées !

 

J’ai trouvé ! J’ai trouvé ! Je continue sur la route des livres dans le temps des saisons et de l’amitié, dans le temps de l’espoir. Et nous éclaterons de rire grâce à nos dires, grâce à nos livres.

 

Moi, j’y crois à tout ça.

Moi, j’y crois au jour le jour,

Moi, j’y crois aux livres feuilletés, aux livres soulignés, aux livres recopiés, aux livres partagés, aux livres intériorisés, aux livres racontés, aux livres lus.

Moi, j’y crois aux bibliothèques, aux médiathèques

Moi, j’y crois, j’y crois à tout ce monde du livre, à ses acteurs et à ses lecteurs !

 

Moi, j’y crois à la route des livres. Par exemple dans mon blog, (http://inventeursdelectures.over-blog.com/) il y a une catégorie « Les inventeurs partagent leurs lectures ». Chaque jour, avec vos mots, avec votre style, avec votre cœur, racontez vos livres et comme ça sur notre route on parlera, vous savez comme en balade, deux à deux ou par trois, ou en file indienne. Parfois même on chantera nos hymnes et nos espérances.

Moi, la sage Marie-José sur mon ordinateur je saisirai, je vous saisirai.  Dans le fil de mon clavier et de mes pensées je ferai notre carte du tendre. Quelle balade de par le monde, mes amis je vous propose là !

 

Nous tenons la paix et le changement dans nos livres ouverts, dans nos recherches persévérantes, dans notre espoir dans le possible, dans notre humanisme quotidien, dans nos valeurs affirmées, dans nos différences acceptées.

 

Nous tenons la paix et le changement dans nos yeux grand ouverts sur la misère, sur les injustices, sur les guerres. Savoir les regarder à partir de nos livres, savoir regarder droit dans les yeux le chaos du monde, ne faisons pas l’autruche ; les livres sont « l’anti-autruche ». C’est de ce regard grand ouvert sur le monde

que naîtrons,  non pas un défaitisme passif, des pensées amères et si inutiles mais nos engagements. A être sur terre vivons ! Chacun son espace, chacun son engagement, chacun ses livres, il y a tant à faire ! Chaque voix compte !

 

Sur la route des livres, engagés dans nos quêtes nous serons, et de  la puissance de nos engagements naîtront la force du changement. Notre engagement écrira notre être au monde et notre être au monde sera notre engagement dans une dialectique splendidement humaine.

 

Allez, en route !

 

Marie-José Colet

29 juillet 2009

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