Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 11:00

Cultures Sud

L’engagement au féminin (1)

Notre librairie.

Revue des littératures d’Afrique, des Caraïbes et de l’océan indien.

N°172 Janvier-mars 2009

 

L’engagement  au féminin :

40 ans d’écriture

Odile Cazenave

 

Odile Cazenave  est Professeur des Etudes françaises et Francophone à la Boston University. Elle a écrit « Femmes rebelles » (que j’ai dans ma bibliothèque et qu’un jour je vous raconterai). Elle a beaucoup écrit sur les écrivains femmes et sur la question de l’identité dans le déracinement et dans l’exil.

 

Dans ce chapitre, Odile Cazenave étudie les nouveaux paramètres de l’engagement des femmes par l’écriture mais surtout dans l’écriture des femmes qui constituent  la littérature d’Afrique sub-saharienne.

Odile Cazenave commence par décliner les noms qui font hommage à cette littérature et des notes en bas de pages donnent des précisions sur l’identité de ces femmes trop souvent inconnues :

 

. Sarah Maldoror :

Première cinéaste qui par ses films a dénoncé la torture et la violence politique dans son film Sambizaga (1972)

. Safi Faye

. Mariama Bâ

.Werewere Liking dont une note nous apprend qu’elle est romancière et a travaillé sous la forme du chant-roman dans une esthétique de la nécessité (terme de  Michelle Mielly)

. Odile Tobner qui a fondé la revue Peuples noirs peuples africains

 

Ecrire hier et aujourd’hui dans quelles similitudes et différences ; écrire avec passion ou par nécessité (au sens La nécessité) ou encore par devoir, objet de l’écriture, à qui écrire, pourquoi écrire et qui doit écrire. Des questions qui se disent et se cherchent dans l’engagement au féminin dont

 

Les pionnières de cet engagement au féminin sont sans doute à trouver au Sénégal avec Annette Mbaye d’Erneville et sa première radio qui fut à l’origine de la revue Femmes de Soleil créée en 1957. Mbaye d’Erneville fut également fondatrice du musée de la femme en Gorée, espace de vie culturel et artisanal (ECA).

Pionnière encore Mariama Bâ (Une si longue lettre (un jour, je vous la lirai) 1979 et son chant écarlate (1981)

Une autre pionnière : Aminata Sow Fall avec le Revenant en 1976, la grève des battù en 1979

Et d’autres comme Nafissatou, la sociologue Awa Thiam.

A l’écran, la réalisatrice Safi Faye avec un documentaire Selbe, une femme parmi tant d’autres en 1981.

Des noms, des œuvres encore, lisez, lisez, tournez, découvrez ce bouquet de fleurs que sont ces femmes créatrices, ces femmes-témoin de leur époque, ces femmes chercheuses. Mes amies.

 

Elles nous font découvrir quand la sphère privée se distinguent avec clarté de la sphère publiques : du Je, des autofictions, des lettres. De l’intime qui se dévoile Femme.

Mais s’inscrit aussi la clameur politique trop souvent négligée par les critiques comme par exemple dans Le chant écarlate (Mariama Bâ).


Comment l’engagement se décline-t-il aujourd’hui dans l’écriture au féminin ?


L’écriture au féminin amplifie, donne chœur et corps au questionnement des femmes africaines face à la mondialisation, aux Droits de l’homme et des hommes exercées sur elle et trop souvent contre elles, à leurs conditions de femmes, à la confrontation avec le passé lorsqu’il a écrit l’inhumain. : Michèle Rakotoson écrit La mémoire amputée (2003), Werewer Liking écrit Reine Pokou, Véronique Tadjo écrit Concerto pour un sacrifice, Scholastique Mukasonga écrit La femme aux pieds nus en 2008.

 

L’écriture au féminin écrit aussi les génocides (nous y reviendrons plus loin dans un autre article)

 

L’écriture au féminin interroge les violences dont elles sont l’objet.

 

En conclusion

 

Toutes nous invitent à repenser l’indicible, l’innommable et à le transforme en esthétique dans le respect de l’éthique.

 

Elles interrogent leur cheminement, elles s’interrogent sur leur trajet, elles cherchent à sortir de l’apathie et du rejet, elles cherchent à construire une Afrique nouvelle mais surtout elles veulent introduire à une notion de PARTAGE  de leurs souffrances, de leurs douleurs mais aussi de leurs espoirs, partage qui se loge dans le possible esthétisme de l’ art, quelque il soit, de l’art qui interroge et transcende, qui décline et magnifie, qui dénonce et sublime. Passionnant article et qui livre ses secrets de noms de femmes artistes et écrivaines. Alors, je me sens si riche d’elles et vite dans mon coffre existentiel, je les loge, sans rabattre le couvercle car elles inscrivent ma liberté de femme intelligente. Merci Odile Cazenave pour votre article introductif d’une très grande richesse. La richesse de femmes en plein essor intellectuel.

Je reprendrai la lecture de ma revue très bientôt. Aujourd’hui ou demain.

Donc à suivre… MJC

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Marie-José Colet - dans femmes
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Inventeurs de lectures
  • Inventeurs de lectures
  • : recherches sur la lecture, les ateliers de lectures et partage de livres
  • Contact

Mes publications

telechargement.jpg


 



Recherche