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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 15:48

Adam Phillips Winnicott ou le choix de la solitude

Edition de l’Olivier penser/rêver 267 pages


  Ce que j’ai lu d’essentiel dans le chapitre V intitulé  « Créer le réel »

 

L’objet de ce chapitre est l’interrogation sur ce qu’est la vie même. Le vrai self nous dit Winnicott serait le garant de la réalité et de sentiment de vie vécue. Le faux self viendrait là protéger de pulsions vitales trop difficiles à vivre venant protéger la vie comme le ferait un voile protecteur. (la métaphore est de moi)

 

- importance du holding et d’une possible illusion d’omnipotence sur l’environnement dans la spontanéité des gestes autorisés par la mère

 

- importance d’une dialectique de vie inscrite dans et par le regard de la mère. C’est par le regard de la mère que tout d’abord l’enfant se perçoit. Si ce regard est empêché par la dépression l’enfant en désarroi est en proie au conformisme, à la soumission. L’enfant ne se voit plus et perd la capacité de s’intégrer, perd le sens de sa continuité, de sa permanence.


     -  importance de s’inscrire dans une saine constitution grâce à une possible agressivité et intégration des pulsions destructrices (voir résistance de la mère et mère « qui tient » (chapitres précédents)


       C’est dans tout cela que se joue la dynamique du vrai et du faux self , dynamique d’où surgira le sentiment de vivre et ce dès le plus jeune âge, dès le nourrisson.


Hypothèse personnelle :

 

Nos livres ne sont-ils pas au cœur de ce processus de langage et de vie ? A la fois extérieurs à nous, nous protégeant des pulsions destructrices (les nôtres et celles des autres) comme un nécessaire comme un faux self, pulsions que nous ne pouvons intégrer pour cause de conflits identitaires mais aussi nos livres ne sont-il pas au cœur du vrai self par l’expérience créatives qu’ils emportent : création du monde que nous approchons grâce à eux et création de nous-mêmes par notre identité qu’ils nous révèlent et ce dès notre plus jeune âge ? (voir mon article un livre Marie Bonnafé dans la catégorie Mon noyau de nuit et de lumière du 23.04.09).

 

Nos livres ne constitueraient -ils pas un pont de l'être entre vrai self et faux self ?

 

Les livres ne sont-ils pas aussi à l’origine de ce formidable sentiment de vie qui traverse l’homme dans un heureux paradoxe  de solitude et de lien ? Je le pense, persiste et signe : sans mes livres, je ne saurais pas ce que vivre veut dire, je n’aurai aucun sentiment de réalité, je serai petit bouchon sur l’eau, portée ci-et là, abandonnée à la détresse de l’immense, incapable de jouer mon je de femme, incapable d’être une femme parlante et oeuvrante, incapable d’être femme.

 

Sans mes livres je serais, évidée de ma vie, je serais mer morte, je serais langue morte. Sans mes livres je serai Warterloo.

 

Sans mes livres je serais morte- née.

 

Sans mes livres, je serais morte

 

Heureusement, mille fois heureusement j’ai mes livres qui me créent feu, flamme, feu d’artifice quand il se fait soleil du bouquet final !!!

 

Depuis le jour de la naissance et même un peu avant, je lis, tu lis, il ou elle lit, nous lisons, vous lisez, ils ou elles lisent

 

Depuis le jour de la naissance et même un peu avant, je vis, tu vis, il ou elle vit, nous vivons, vous vivez, ils ou elles vivent

 

Et qu’adviennent les saisons de notre vie ! Ensemble, dans nos pages tournées, nous les vivrons dans une jolie ronde qui fera monde !

 

 

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Published by Marie-José Colet - dans Donald Woods Winnicott
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