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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 18:27

Elle rêverait d’être écrivain mais perdue dans la multiplicité des instants ne parviendrait pas à écrire, elle serait à la dérive, se perdrait dans le fil des jours, dans la clarté des absolus, dans l’ombre des doutes. Ses jours seraient labyrinthes et ses secondes espaces.

 

 

Un livre, une graine, un oeuf. Un enfant.

Matrice de cuivre et rouleau d’écorce

Cheminement du désir

Parchemin du temps.

 

Curieuse partition

Sans direction

Ecrite au fil des jours

Succession de touches infinies

 Existence

Valse impressionniste

Arc-en-ciel

Symphonie

Du cafard noir à la vie en rose

Passent les saisons de la vie.

 

Femme libellule

En plein vol

Femme  plurielle

Plus d’un visage

Plus d’un âge

Plus d’un métier

Plus d’un rêve

 

Cheveux couleurs du temps

Robe couleur des saisons

 

Hommes du présent

femmes en mouvement

mouvement du temps présent.

 

Feux follets imaginaires

Valsez...

Temps fugitif d’un reflet

Dans le crépuscule

Des pages blanches.

 

Une valse à mille temps

Une valse à trois temps.

 

Miroir opaque de la feuille

D’ou surgit à tout instant

Une autre qu’elle

 

Femme illusoire

Un autre que toi

Lecteur illusoire

 

 

Au loin quelques accords

Ecoute !

Nous sommes mélodies à entendre

A reconnaître

A fredonner

A taire

 

Limpides et lumineuses

Orageuses et tumultueuses

Obscures

 

Mélodies du passé

A garder

Mélodies du futur

A inventer

Mélodies du présent

Tellement antérieures.

 

Tourne les pages

Scènes blanches

Où valsent

Dans les nuits blanches

les courbes des corps

Dans les décors changeants

De son théâtre permanent

Où chatoient des lumières illusoires

Dans lesquelles sombrent

Auteur

Lecteurs

Spectateurs

 

Le papier est écorce

La vie est sève

Etre écrivain de la mouvance.

Heures fragiles, glissantes, pâles et frêles.

Heures de tous les jours.

Se perdre dans l’ombre blanche des mots.

Ecrire le manifeste d’une cause perdue.

Sa vie à  dévoiler dans la transcription

De ses livres quand ils se font compagnons

D’une  étreinte qui s’éreinte

dans l’éternité de son identité.

 

Peut-être en 1982, toujours en 2009.MJC

.

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Published by Marie-José Colet - dans Mon noyau de nuit et de lumière
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