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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 17:40

Donald W.Winnicott

La mère suffisamment bonne

Petite bibliothèque Payot

La mère suffisamment bonne (2)

Dans cet essai Winnicott étudie :

la préoccupation maternelle primaire pour le bébé

la dépendance du petit bébé à sa maman

Par préoccupation maternelle primaire Winnicott signifie cet état de la grossesse et post grossesse dans lequel la maman se montre exclusivement tourné vers son bébé à la limite dit-il d’un état dissociatif et presque maladif. Il emploie le terme de maladie parce que la maman sort de la santé pour la recouvrer totalement ensuite. Elle est entre deux états et si l’enfant meurt, elle peut tomber dans la pathologie.

Il dit aussi que cet état de préoccupation maternelle primaire pour le bébé est nécessaire pour que l’enfant puisse vivre pleinement sa dépendance et son sentiment de continuité d’exister. S’il y a carence ce sentiment est remis en question avec sentiment d’annihilation mais non de frustration. C’est une relation silencieuse qui s’instaure alors entre le bébé et la maman. L’enfant à ce stade ne vit pas la frustration comme le pense Anna Freud et s’il résiste à ce sentiment d’annihilation, s’il retrouve la plénitude de la relation avec la maman il vit une nouvelle confiance dans l’environnement. Les menaces d’engloutissement ne se sont pas réalisées et il se remet. On ne peut donc parler de frustration dit Winnicott. Au début de la vie la mère déficiente n’est pas reconnue comme frustrante. Ce qui est premier c’est le sentiment de dépendance à la mère, ce sentiment que, homme ou femme on oublie tous, en se souvenant toujours dans la mémoire inconsciente faisant naître la peur.

C’est la préoccupation maternelle primaire qui permettra au bébé de se constituer dans un vrai self progressivement autonome intégrant motricité, vie pulsionnelle, intériorisation d’un environnement passager mais bienfaisant, avec des périodes de repos malgré les défaillances maternelles

Parfois la mère ne peut vivre pleinement la préoccupation maternelle primaire et ainsi à la naissance du bébé elle va tenter de « rattraper » en gâtant trop le bébé, en ayant dit Winnicott une attitude de thérapeute ; le bébé se construit un faux self pour faire face « au manque » et aux décharges pulsionnelles qu’il ne peut intégrer. Le faux self va l’aider à se débarrasser de ses expériences instinctuelles non satisfaisantes mais nous dit Winnicott il ne fait que gagner du temps sans rien résoudre réellement rendant plus difficile la ligne de partage entre l’instauration de la maturité du moi acceptant les expériences instinctuelles pour le renforcer et l’immaturité du moi quand les menaces d’annihilation trop fortes démembrent le moi.

Winnicott conclue son article en écrivant combien la préoccupation maternelle primaire est nécessaire pour bien démarrer dans la vie. MJC

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Published by Marie-José Colet - dans Donald Woods Winnicott
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