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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 21:55

 J’aime cette rubrique «  Diagonales et... qui de temps en temps revient dans Empan et qui constitue à  lire quelques livres sur un même thème, à les faire découvrir en les effleurant à peine.


Souvenirs de Diagonales... et compartiments buveurs.



« Délits de cuite », recueil de nouvelles. Histoires de bistrots, d’errance. Du temps qui anéantit l’autre, l’ivrogne. Histoires d’ivrognes anéantit. Humour et néant, morts violentes, violentes vies. Folies au quotidien.


Quotidien , le vin quotidien. Celui de BUKOWSKI lorsqu’il écrit Les mémoires d’un pas grand-chose », les mémoires d’un paumé dont le seul idéal est d’être un dur. Pour y parvenir, il boit, il cogne, il cogne, il boit. Univers lugubre de BUKOWSKI. Saouleries et enfer.


« Enfer et compagnie ».J-F JOSSELIN raconte dans le silence de mort d’un bar chic la rencontre d’un homme et d’une femme inconnus l’un à l’autre et qui soir après soir, d’ivresse en ivresse, vont se révéler l’un à l’autre. 


Un couple encore, celui de Trois chambres à Manhattan raconté par Simenon.  Une solitude en clair-obscur .


Un petit livre qui se glisse entre les autres et qui a pour titre justement  «Clair-obscur » de Pierre Chavardes. Il a fauché le présent, refoulé le passé, il a fait repousser l’avenir, il a renoncé l’alcool et a choisi la création sobre. Elle avait aimé ce livre qui était le récit d’une lutte.


A côté de livre, se trouvait celui de Bohumil  Hrabal qui lui, glissait d’ivresses en noces dans son roman étonnant « Les noces dans la maison » ;  ivresse de l’écriture qui coulait dans cinq cents pages ou le Je s’avérait impossible. Une bruyante solitude en vérité mais quel talent ! Un dur à cuir ce Hrabal...


 Cet autre là maintenant, Paul Auster qui dans son roman Moon Palace dérivait dans une écriture bleue parfaite où les mots se dissolvaient et se recomposaient, inventant la solitude de tous et de chacun.


Puis, le roman de William Styron, Face aux ténèbres, récit d’une dépression consécutive à l’arrêt brusque de l’alcool, ami de toujours qui se dérobait et  trahissait, qui laissait seul dans l’arène  comme dans le livre Healy « L’arène », qui relatait une étonnante aventure aux pays des zonards, des clodos, des paumés, des poivrots.



Encore des livres qui disent l’alcool,  celui de Malcom Lowry. « Ultra marine », « Sous le volcan »,  celui de Michèle Monjauze « La problématique alcoolique. » Naufrages et sauvetages multiples. Ivresse et multiples théorie de l’alcoolisme.


Et pour conclure, n’oublions pas Le Petit  Prince sur sa planète avec le buveur qui buvait parce qu’il culpabilisait et qui culpabilisait parce qu’il buvait.


Nous étions dans le N°15 d’Empan en septembre 1994. J'avais présenté ces quelques livres rapidement.


Il était  question d’alcool et de littérature  mais aujourd’hui, je veux aussi parler de l’ACERMA qui se définit ainsi sur son site :  « Notre association s'est donnée comme objectif de permettre à des malades addictifs de se stabiliser en complément et/ou à distance des soins dont ils ont bénéficié, à travers des activités créatrices et culturelles. Cette proposition permet à certains de retisser un lien social, d'occuper la vacuité d'un temps retrouvé, et pour d'autres de réactiver leurs fonctions cognitives en préalable à une insertion sociale.
C'est ce qui fait l'originalité de la démarche de l'ACERMA dont les ateliers et spectacles sont ouverts à tout public. »

L'espace culturel de l'ACERMA

22 Quai de la Loire 75019 Paris
Téléphone : 01 48 24 98 16 - Fax : 01 48 24 98 16

Horaires d'ouverture du bureau : 14 heures à 18 heures
Du lundi au vendredi. Sauf jours fériés.

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Published by Marie-José Colet - dans Empan
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