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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 22:27


Aux inventeurs de lectures


LA PROMESSE


L’origine : mes livres et vous mes amis.

L’origine : la nécessité de vivre.


Noël 2008 : ce texte est un cadeau. Une promesse d’amitiés, d’écriture et de lecture. Une promesse de vivre. Une promesse d’écrire un nouveau livre qui portera ce titre que j’aime :

« Mon noyau de nuit et de lumière »

 c’est à dire ma bibliothèque.


Mon livre sera un acte d’humanisme et commencera là ou finit celui du Professeur Henri Sztulman : Manifeste pour un nouvel humanisme psychanalytique. J’en cite sa conclusion pour en articuler mon introduction.


« Enfin l’humanisme : mot vague, relativement ancien, il n’en demeure pas moins la mémoire d’une conception du monde qui maintenait l’humain comme totalité, voire totalité infinie et non comme une multiplicité d’états détachables et soumis à des manipulations de circonstance. L’humanisme est une tâche infinie (le fameux tonneau), un labeur éternel (Sisyphe) : il faut résister à la division du sujet, à l’aliénation, maintenir en chacun, avec détermination, cette force de résistance évoquée au début. L’humanisme conduit son combat pour un homme et unique et total et indivis, la psychanalyse défend en chacun ses mystères, son opacité, sa familière étrangeté, son « infracassable noyau de nuit »[7] 

[7] André Breton, Point du Jour, Gallimard, 1934, p. 188. [N.d.e. – Souvent utilisée avec pour seule référence le nom de Breton, cette métaphore est presque toujours appelée dans un contexte étranger à celui dans lequel l’auteur l’a produite. Point du Jour rassemble des textes épars d’André Breton, dont des préfaces, parus antérieurement à 1934 ; le texte dans lequel figure ce passage est intitulé « Introduction aux Contes bizarres d’Achim d’Arnim » ; il a été écrit en 1933 : « De nos jours, le monde sexuel, en dépit des sondages entre tous mémorables que, dans l’époque moderne, y auront opérés Sade et Freud, n’a pas, que je sache, cessé d’opposer à notre volonté de pénétration de l’univers son infracassable noyau de nuit. » Le mot nuit est en italiques dans le texte de l’édition originale. D.A.] »


Le livre du Professeur Henri Sztulman se termine sur « l’infracassable noyau de nuit ». C’est trop triste. J’ai récemment offert à mes amis mon dernier livre immensément triste : La Femme en retard, alors je leur ai promis que le suivant serai plus heureux. Je parlerai donc dans mon prochain livre, d’humanisme heureux : le mien : construit sur mes livres de toujours dans le temps de ma nuit et de ma lumière, dans le temps de mon noyau sans fracas dans la douceur des jours et du temps de ma vie. Dans le temps de tous. J’ai toujours lu dans le temps de tous parce que je suis une femme et non une érudite, tout au plus une autodidacte ; toujours des courses, du ménage, la mouvance d’un grand amour, des enfants oh ! les enfants comme ça prend la vie d’une femme du premier battement foetal, aux premiers engagements d’adultes, à leurs amours aussi et à leurs confidences à entendre sans jamais y répondre. Et maintenant grand-mère de mon petit bourgeon. Être là. Toujours et savoir s’absenter pour laisser fleurir la famille sans l’étouffer. Les lectures ont été mon absence nécessaire pour eux et pour moi. J’ai connu des grands chagrins, des immenses chagrins et les livres m’ont réparée, les livres ont inventé dans ma nuit, ma lumière. Mes livres sont ma nuit et ma lumière. Mes livres sont ma nécessité de femme. Mes livres sont mon amitié et ma conversation avec vous, mes robes de vie, mes parures, ma protection contre le désespoir, mon introduction à l’espoir toujours là. Je suis une femme d’espérance et c’est pour cela que vous m’aimez tous.

Mon espoir, je le creuse dans mon amitié pour vous, dans mon amour pour eux, les miens et dans l’humanisme des livres. Mes parents m’ont transmis l’amour des livres et pour cela ma dette envers eux est immense, infinie. Grâce à mes parents et à mes livres, j’épelle le mot « Merci ». Dire merci est un don car il s’inscrit dans l’échange et dans l’amour. J’ai ce don là et ma chance est infinie. C’est à partir de ce merci que j’entre dans la communauté des hommes. A partir de ce merci et de mes livres.


Ma bibliothèque. Mes bibliothèques. Ce sera l’objet de « Mon noyau de nuit et de lumière », ce sera l’objet de mon humanisme, celui de toute ma vie. Je transmettrais puis je mourrai. Mais je vous rassure ma bibliothèque est immense et la raconter me portera à 100 ans au moins ! Vous vieillirez avec moi à l’ombre de mes jours, à l’ombre de mes livres, à l’ombre de nos vies, à l’ombre de nos engagements.


Mes livres je les ai classés, répertoriés manuellement puis je les saisirai en ordinateur. Je cite cet auteur que j’aime tant Georges Perec : Penser /Classer. Ma citation est extraite d’un petit texte plein d’humour Penser Classer (Texte du XXe siècle (Hachette) page 34 :


« Ainsi, le problème des bibliothèques se révèle-t-il un problème double : un problème d’espace d’abord , et ensuite un problème d’ordre ».


J’appelle ma maison, la maison des milles et un livres en connotation aux Mille et une nuits. Pour moi les livres sont une lutte contre la mort qui chaque jour m’attend au coin de ma pulsion de mort. Celle de tous. Pour moi lire c’est de la pure pulsion de vie qui paradoxalement se joue dans l’immobilité. Lire c’est me poser, c’est cesser de tourner à en mourir. Pour moi, lire c’est inventer l’écriture grâce aux mots de tous. Pour moi, lire c’est engranger la paix grâce à l’humanisme de chacun. Pour moi, lire c’est créer de l’utile et du  plaisir. Pour moi, lire c’est exister dans la transcendance de tous. Pour moi lire, c’est filer le temps de mon désir et retenir le ciel au bout de mon regard, ce ciel dont j’ai si peur qu’il me tombe sur la tête à cause de la folie des hommes et de ma propre folie.


Pour moi, lire, c’est mettre de l’ordre dans ma vie et être heureuse, c’est ne plus être seule dans ma solitude, c’est tourner les pages de ma vie et celles de mes amis.Vous.


Pour moi, lire c’est créer et partager.


C’est dans le partage que se joue l’humanisme si précieux. C’est dans le partage que se joue la différence. C’est dans le partage que se joue l’adelphité. C’est dans le partage que se joue la démocratie. C’est dans le partage que se joue l’Histoire des hommes.


Et donc, je commence mon livre par la description des espaces de ma bibliothèque plurielle.


Au rez-de-chaussée , à gauche , dans la grande salle à manger, comme une immense tâche de lumière,  la bibliothèque littérature (les livres sont classés par ordre alphabétique jusqu’à N) avec les grands livres d’art. Les livres de littérature se continuent sur des planches dans le couloir de N à Z. Dans le couloir toujours, mes livres d’études, de psychanalyse, de sociologie, de psychologie. Mon temps d’étudiante. Les livres sont des temps nous confie Jean Louis Baudry dans L’âge de la lecture. Des temps qu’on oublie, des temps dont on se souvient toute sa vie. Oubli et mémoire écrivent le paradoxe de la lecture traversé par l’interdit et la sexualité. Ma recherche. Mais de cela je vous parlerai plus tard lorsque je vous raconterai ma bibliothèque de travail.


Je n’ai pas encore répertorié l’espace littérature et études. Je le ferai le temps venu, le temps voulu.


Ce week-end, j’ai répertorié manuellement sur mon cahier d’écrivaine mes espaces suivants :


- Ma bibliothèque de Travail : mes livres sur la lecture avec lesquels j’ai écrit Madame, je veux apprendre à lire.


- Ma bibliothèque Shoah : mes livres avec lesquels j’ai écrit ma propre Shoah et ma nuit


- Ma bibliothèque Poésie : mes livres avec lesquels j’ai écrit la beauté de la vie


- Ma bibliothèque Femmes : mes livres avec lesquels je me suis principalement écrite


- Ma Bibliothèque Interculturelle : avec laquelle j’écris mes engagements de citoyenne du monde.


Toutes ces bibliothèques  sont à l’étage dans diverses chambres de ma maison. Contrairement aux livres littératures, ils sont classés par thèmes ou par auteurs, par familles d’amis. La bibliothèque Femmes est classée par ordre alphabétique.


C’est donc, ces bibliothèques là et ces espaces là de mon coeur que je vous confierai dans les années à venir et j’espère que vous trouverez le même plaisir que moi à me lire que moi j’aurai le plaisir à écrire.


Proust, dans sa Recherche du temps perdu rêvait d’une cathédrale, moi, par mon écriture je rêve de l’Alhambra qui m’a fait pleuré d’émotion.


J’écrirai lentement, dans le fil de mes engagements que vous connaissez tous : La Cimade, l’ASA 82 et mes recherches avec Anne et Nicole, mes chères, très chères collaboratrices de Madame je veux apprendre à lire,  mes Socratines comme je les appelle (elle m’aident tant à accoucher de mes lettres) et avec mes amis d’Empan.. J’écrirai dans la mouvance de mes jours et de mes toujours ; Pour vous, pour moi, j’écrirai mes livres, je les arracherai à mon oubli et à ma mémoire et dans la fulgurance de l’écriture, je leur donnerai vie. Telle est ma promesse.


J’aimerai pour vos étrennes au plus tard, mais je préfèrerai pour votre cadeau de Noêl, vous envoyer l’inventaire de mes bibliothèques


- Travail

- Shoah

- Poèsies

- Femmes

- Interculturelle


(littérature nous verrons plus tard)


Ce ne sera pas, bien sûr, une bibliographie, vous l’imaginez bien, ce sera mes titres, en amie, en confidente. Vous pourrez ensuite, faire vos recherches ponctuelles sur google.


Je ne sais pas encore comment je travaillerai mais ce qui est certain c’est que je travaillerai méthodiquement par bibliothèque, ainsi la structure du livre  est déjà écrite et par associations d’idées. Je ferai « flotter » mes bibliothèques dans les espaces de nos vies car pour moi, lectrice et freudienne les mots sont là certes pour emporter du sens mais aussi « pour flotter » ou s’envoler dans un ciel de paix.


Les livres sont des colombes sur les ailes desquelles s’invente et- se construisent l’humanisme de vous, de moi, des uns, des autres, un humanisme de toutes les couleurs qui dit combien les hommes et les femmes ne sont pas superflus, qui dit la valeur de chaque naissance qui emporte toujours la  promesse du recommencement.


Quant à moi, j’espère tenir haut, très haut  la promesse de mes livres. Ma dette d’être ensemble.


Merci de m’avoir lue jusqu’au bout et de continuer à me lire longtemps, longtemps, jusqu’à cent ans !


Marie-José Colet

Dans le temps de Noêl 2008,

 à portée de main de 2009



PS. HYMNE D'UN TRAIT


         J'appartiens au monde, un monde de bruit et de fureur, qui à toute heure vit et gronde mais connaît aussi la douceur et les couleurs, j'appartiens au monde des hommes et des femmes qui luttent pour la paix partout, à ceux qui disent non au racisme, à l'injustice, qui aident les immigrés à obtenir des papiers légaux, j'appartiens au monde de ceux qui disent non aux religions quand elles engendrent des guerres meurtrières, et des préjugés archaïques, j'appartiens au monde des femmes qui disent non aux hommes quand ils font d'elles des opprimées ou des êtres intensément peu  reconnus, j'appartiens au monde des idées quand elles se font valeurs, humanité, j'appartiens à la peinture, à la musique, à la sculpture, à la danse, au chant, à l'opéra, j'appartiens au monde des arts, de tous les arts, au monde des fleurs, des jardins, des beaux paysages, des frais bocages, des volcans, des lacs, des déserts, j'appartiens au monde éclairé par la lune, pleine ou en croissant, parfois rousse, j'appartiens au monde ensoleillé par nos regards à tous, endeuillé par nos ténèbres, j'appartiens au monde de ceux qui travaillent parfois le jour, parfois la nuit pour que ça continue de tourner, de rouler, de rire, de pleurer, de lutter le poing levé, j'appartiens aux forêts , aux montagnes, aux chemins, aux plaines, aux coquelicots dans les vagues d'été, à l'espoir, à l'amour quand il dit toujours, à la fraternité dans les contours de l'égalité et de la liberté, j'appartiens aux corps et aux décors, à mes proches si proches, à mes amis, à mes choix de vie, j'appartiens aux tambours et au tam-tam, aux violons ceux des sanglots longs, j'appartiens au ciel bleu ou plein de nuages, j'appartiens à l'orage qui dit ma rage, ma cage, ma plage, ma page, mon âge trop sage,  j'appartiens au monde du sucre, du jasmin, de la menthe et du miel, au monde des arômes, des épices , des saveurs, des parfums, des odeurs, des empreintes, j'embaume, je suis une fleur, mais surtout j'appartiens à mes livres, à ma bibliothèque qui abrite Tahar Ben Jelloun, Paul Eluard, Jacques Prévert, Arthur Rimbaud, Laurence Durrell, Guy de Maupassant, Albert Cohen Solal, Georges Perec, Malcom Lowry, Charles Bukowski, Allan Sillitoe, Georges Simenon, John Fante, Tenessee Williams, Jean-François Josselin, Freud, Bohumil Hrabal, Dennis Mac Fairland, George Walter , Michaël Dorris, Denis Vasse, Maud Mannoni, Françoise Dolto, Jeanne Champion, Jeanne Warnod, Antoine Blondin, Jean-Louis Foulquier,Léo Ferré, John Healy, Kerouac, JMW Turner, Alfred Leroy, Michaël Buckmul, Marie Laberge, Véronique  Thépot, Eric Hispard, Louis Brunet, Jean Colombo, Odile Daget, L.David, CGirard, M.Holzwart, D.Lestevent, A Guillem, la Compagnie du Hallebardier, les amis de l'Acerma,, les amis de Scribanne, Borges, Platon, Marcel Proust, Italo Calvino, Elie Wiesel, Winnicott, Mélanie Klein, Rémy Puyuelo, Simone de Beauvoir, Jane Austen, Daniel Sallenave,  Peter Bishel, Ajar, Lacan, Gentis, Tosquelles, Racamier, Hochmann, Serge Leclaire, François Villon, Michel Del  Castillo, JMG LeClézio, Gunter Grass, Garcia Marquez, F. Jacob, Claude Francolin,  Antoine Sylvère, Paul Auster, Marguerite Yourcenar, Hélène Piralian, Edgar Morin, Handke, Münch, Mishima, Blanchot, Jorge Semprun, Pascale Froment,  Muriel Benezeraf, Louise Cassagne, Shakespeare, Starobinskky, RFédida, Marc-Alain Ouaknin, Michel Foucault, Tardieu, Pierres Glaudes, Rétif de la Bretonne, C Sylvestre de Sacy, Borel-Masonny, Amadou Hampâté Ba, Philon, Kafka, Joyce, Derrida, Heidegger, Roger Chartier, Michel Picard, Lili Savary, Paul Desjardins, les amis de Pontigny, les amis de Cerisy, Socrate, Montaigne,  Queneau, Roland Barthes, Claude Simon, Michel Butor, Ponge, Ionesco, Maurice de Gandillac,Michhel Tournier; Arlette Boulomié,  Raymond Jean, Jean-Paul Sartre, Nathalie Kuperman, Paul Guichard, Dominique de Gasquet, Maria-Luiza Spaziani, Michel Tournier, Jacques Brun, Marcel Brun, Karl Marx, Kerloc, Bruno Pilorget, Brigitte Kern,  Annie Dupeyrey, Catherine Lion Méric, Jacques London, S.Weil, Rainer Maria Rilke, Boris Vian, André Gide, Marcel Camus, Louis Aragon, Hemingway, Gisèle Halimi,,, Jacques Lanzmann,, Véronique Fleurquin, Benoit Jacques, Charles Juliet, Henry Miller, Colette, George Sand, Anne Delbee, Jean-Paul Damaggio,  les a mis de Point Gauche ! J. Michéa,  Jean Cauvin, Georges Brassens, Françoise Renard, Michel Cassé, Joyce Ayne, Claire Etcherelli, Claude Nougaro, Valère Novarina,Zweig,Clarissa Pinkola Estès, Alice Miller, Colette Berthès, Michèle Perrot Alberto Manguel, Gérard Pommier, Gisèle Halimi, H.Malot, Steinbeck, Gogol, Assimov,Simenon,R.D Laing et Coopper, Zoé Oldenbourg, M.Duras, Tolstoï, Cholokhov, Tchékhov, Burgess, Anthelme,  Primo Lévi François Villon, Hampaté Bâ, Bober, Pessoa, Perros, L.Carroll, Saint Exupéry, A.Chédid, Issac Bashevis Singer et son frère Israël Joshua, Chabrol, G.Sand, Pirandello, Michel Piquemal, E.Morin, P.Muzard, Beckett, Cervantès, Etty Hillesum et Fatiah, William Camus, P.Auster, J. Mamou, R.Depardon, J.Maisondieu, Leila Sebbar, E.Glissant, Hannah Arendt, Zola, Balzac, Garcia Marquez, Melville, E.Morante, Marek Halter, les soeurs Brontë, Gunter Grass, Gide, Gandhi, Roger Martin du Gard toutes les femmes du XXème siècle réunies dans une encyclopédie préfacée par Elisabeth Badinter , et d'autres encore, plein d'autres, mes autres, mes hôtes, à perte de mots, de pages, de lignes, jusqu'au bout de l'espoir,  jusqu'au bout de mon temps retrouvé, de mon désir révélé, de mon âme envolée, j'appartiens à mes lectures, mon bien si précieux, mon être carillonne dans les secondes éclatantes, fracassantes de leur silence à tous,  dans un tonnerre de lumière qui jaillit, illumine, éclaire, c'est la fête, j'appartiens tout entière, corps et lettres à cette fête, j'explose et je me reconstitue, je continue, je progresse, je recommence sans cesse, j'invente, j'inventorie, je recopie, j'écris, je vis et dans le temps d'un clin d'oeil, d'un sourire, dans le temps de la fraternité, de la communion créative, dans l'enthousiasme assumé, dans les valeurs partagées j'appartiens à Empan, à Point Gauche ! , aux Cahiers du Détour, à Aujourd'hui l'Alcoologie, à Synapse, à Scribanne et aujourd'hui à Serre Feuilles, j'appartiens à tous ceux là et toutes celles là qui m’ont accueillie dans leur revue et qui ainsi ont signé mon appartenance à l'écriture, un jour immobile, je fermerai les yeux et je partirai, je n'appartiendrai à plus rien d'autre qu'à la terre, je serai sans sève et sans rêve mais appartenir au monde aura été ma chance, mon privilège, mon espérance , transmettre, promettre, habiter mon hymne d'un trait, l'écrire pour ne pas mourir, pas encore, parce que me souffle Perros dans ses Papiers Collés de talent "Le génie, c'est d'écrire  quand on n'a pas envie d'écrire. Mais de vivre".


                                                                           20;08;2001         

                                                                                              



Et à tous BONNES FÊTES !!!

 





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Published by Marie-José Colet - dans Ethique du blog
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